Le wali de Bouira, Mustapha Limani, s’est montré réticent quant à la proposition de création d’une zone d’activités (ZAC) dans la commune de Djebahia, à l’ouest de la wilaya de Bouira.
Le premier magistrat de la wilaya qui examinait les propositions du maire de cette commune lors d’un récent conseil de wilaya consacré au développement dans la daïra de Kadiria, a jugé insuffisant, même insignifiant, le terrain d’assiette réservé au projet. Une assiette qui s’élève, selon les dires du P/APC de Djebahia, à 1. 5 hectares. Selon le wali, cette assiette suffirait à peine à accueillir un investisseur. «L’assiette de terrain que vous proposez pour la zone d’activités est trop petite. Elle peut accueillir un seul projet mais pas plus. Il se trouve que certains investissements exigent beaucoup plus de superficies pour implanter leurs projets», a expliqué Mustapha Limani. Et d’ajouter : «Une zone d’activités est censée être vaste pour accueillir beaucoup d’investisseurs». Ces déclarations du wali qui ne souffrent d’aucune ambigüité viennent apporter une réponse claire à la question restée en suspens depuis plusieurs années. Pour rappel, ce projet figurait sur l’agenda de l’ancien exécutif communal. En effet, lors d’un entretien accordé à La Dépêche de Kabylie, le maire sortant de Djabahia avait évoqué ce sujet. L’ex-maire parlait d’un terrain d’assiette de 1. 5 ha, un terrain qui servait jadis de base de vie à la société COGC qui intervenait dans le cadre du projet des grands transferts AEP du barrage de Koudiat Acerdoune de Lakhdaria. L’actuel maire a reformulé la même proposition tout récemment à l’occasion d’un conseil de wilaya. À travers la proposition de création d’une zone d’activités à Djabahia sur l’ex-base de vie de COGC, les deux maires espéraient créer des emplois pour les jeunes et surtout bénéficier d’éventuelles rentrées d’argent qui viendraient renflouer les caisses d’une commune pauvre. Seulement, l’assiette proposée n’est pas suffisante pour accueillir un tel projet. Le projet est donc tombé à l’eau à moins que les élus locaux arrivent à dénicher une assiette plus large et viable.
Djamel M.

