Moualek, l’inusable président

Travailleur de l’ombre, depuis 1990, Moualek a été présent, comme dirigeant, lors des accessions successives de l’équipe, depuis la division préhonneur. A 46 ans, il n’est pas prêt de jeter l’éponge. A la fin des années 80, il avait occupé le poste de trésorier de la section tennis de table de l’IBB Ain El Hammam. Au CRTA, il a franchi toutes les étapes avant de se retrouver à la tête du club, (tâche ô combien difficile à assumer) depuis la saison 2004/2005. « Sans budget, aucun sou dans la caisse » comme il le répète, le CRTA en rebuterait plus d’un. Malgré toutes les difficultés, Belaid n’abdique pas. Au contraire, il fait face à des difficultés telle que celle vécue par le club à l’intersaison, suite à la saignée dont le club a été victime. Il a fallu surclasser six juniors pour démarrer la saison. Personne ne donnait alors cher de la peau des l’équipe chère à Taourirt Amokrane. « En début de saison, nos fans pensaient que nous ne pouvions pas éviter la relégation. Au fil des rencontres, ils ont révisé leur jugement, et certains ont même espéré l’accesion » avoue Moualek. Ce qui n’est guère aisé avec une équipe jeune et inexpérimentée Mais ce n’est que partie remise car avec des jeunes comme Belkebir Nazim, l’avenir du CRTA est tout tracé. Le CRTA est devenue une équipe respectée, en régionale III. Ce qui encourage son président à envisager l’accession pour la saison prochaine, pour peu que les moyens financiers suivent. Il profite de l’occasion de notre rencontre, pour lancer un appel à d’éventuels sponsors de la région. Ils ne seront pas déçus, car les dirigeants du CRTA ont su inculquer leur ambition, à leur jeune équipe.

Nacer B.