Les bénéficiaires des 91 logements LPL, érigés au village Larbaâ, dans la commune de Toudja, ont observé, hier matin, un rassemblement sur le site pour débattre des différents manquements enregistrés au niveau de ladite cité. Par leur action, ces derniers entendent interpeller les pouvoirs publics sur l’inexistence des réseaux d’évacuation des eaux usées, d’alimentation en eau potable et d’électricité. «Cela fait plus de deux ans que la liste des attributaires a été rendue publique, et rien ne semble avoir été fait pour nous permettre de prendre possession de ces logements», clame un bénéficiaire. «Nous avons fait des pieds et des mains et tapé à toutes les portes pour faire avancer les choses, mais peine perdue. Les administrations se rejettent la responsabilité et nous sommes ballotés d’un service à un autre», tonne un père de famille attributaire. D’autres attributaires confessent habiter dans des conditions pitoyables, et disent ne pas pouvoir patienter plus longtemps. «La patience a des limites. Ces logements nous sont destinés et je ne vois pas pourquoi les instances concernées prennent un malin plaisir à prolonger notre souffrance», lâche un bénéficiaire. Un responsable de l’OPGI, le promoteur public, a évoqué le non raccordement de ces logements aux VRD comme étant à l’origine de ce retard. «Toudja n’est pas un cas isolé. Les familles ne peuvent pas emménager dans des logements sans eau courante, ni électricité et non raccordés au réseau d’assainissement», a-t-il répondu. C’est justement ce volet que les bénéficiaires ont abordé lors de leur rassemblement. «L’ancien wali de Béjaïa avait donné des instructions urgentes et un délai de 15 jours lors de sa dernière visite en mai 2017, afin de nous remettre les clés de nos appartements», informent-ils.
F. A. B.
