Les habitants de la commune de Sour El-Ghozlane, à une quarantaine de kilomètres au sud de la wilaya de Bouira, sont toujours confrontés au problème de manque et de défaillance de l’éclairage public. Une virée à travers les quatre coins de cette ville des Hauts-Plateaux, permet de constater les défaillances en matière d’éclairage public. Mis à part l’axe central, la quasi-totalité de cette agglomération est en proie à l’obscurité. «Cet état de fait préjudiciable dure depuis une bonne vingtaine d’années. Dès le coucher du soleil, les rues sont plongées dans l’obscurité, mettant ainsi les gens dans un climat d’insécurité et leurs habitations exposées au danger. La majorité des cités de Sour El-Ghozlane plongent dans le noir dès la tombée de la nuit, de même pour certaines rues commerçantes, très fréquentées par les riverains notamment en été ou à l’approche des fêtes. Ce problème se pose aussi sur les routes, notamment la RN8 qui traverse la commune», fait savoir Abdeli, un habitant du quartier Si Hamidou du centre-ville. Et d’ajouter : «Il faut aussi retenir qu’à la création d’une nouvelle cité, cette dernière est directement branchée à d’anciennes lignes sans aucune étude d’impact. Ce qui a généré des coupures de courant électrique récurrentes, comme c’est le cas pour la nouvelle cité des 500 logements, et dont le réseau d’éclairage n’a même pas été équipé d’un poste transformateur. Au niveau de cette cité, les poteaux d’éclairage n’ont jamais fonctionné». De nombreux habitants, dit-on, ont pris attache avec les services communaux d’entretien, leur signalant maintes fois ces défections, mais en vain. Ce problème continue de soulever des interrogations au sein de la population qui ne comprend pas les raisons de cette défaillance dans la gestion de l’éclairage publique. «Cette regrettable situation met la vie des habitants dans des conditions inconfortables durant la nuit. Nous nous demandons où réside le problème. Y a-t-il un manque de moyens ou un manque de volonté des responsables locaux ?» se demande un autre habitant de l’ex-Aumale.
Massinissa A.