Ahnif – Des accès impraticables au chef-lieu

Le chef-lieu communal d’Ahnif, situé à 40 kms à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, enregistre des insuffisances flagrantes en matière d’aménagement urbain. Il est constaté des manques criards dans certains quartiers populaires, concernant ce volet précis. À l’exemple de la cité « Alem Ali », située à une centaine de mètres du siège de l’APC, où il est soulevé des carences en aménagement urbain. Ainsi, l’accès qui y mène est complètement vétuste et dégradé. La couche bitumeuse s’est effritée sur les côtés, des cratères et autres nids-de-poule sont apparus gênant énormément la circulation automobile et piétonnière. Les dernières intempéries n’ont fait que compliquer davantage la situation dans cette cité, où les eaux des pluies et la boue ont inondé les accès et les espaces verts dénudés. «Le bitume qui recouvre le chemin desservant notre cité est complètement usé à plusieurs endroits. Des flaques d’eau sont apparues remplissant les cratères et les trous laissés béants. On demande aux autorités de réhabiliter ce chemin dans les brefs délais», insiste un habitant de la cité. En plus de cela, il y a ces lampadaires qui sont dégradés pour la plupart en sus de leur nombre insuffisant. «Durant la nuit, c’est l’obscurité qui règne dans notre quartier. Il faut toujours se munir d’une torche pour sortir dehors», peste encore notre vis-à-vis. Quant aux espaces verts, ceux-ci sont devenus boueux et envahis par les déchets en tous genres. Des carrés sont laissés désespérément vides sans aucune plantation. Par ailleurs, le chemin qui mène vers le siège de l’APC et la bibliothèque communale en passant par la rue Mohand Améziane Abane n’est pas mieux lotie, car il est aussi dégradé et impraticable. La couche du bitume a été littéralement « arrachée » par l’usure. Elle est devenue par la force des choses une piste impraticable. «C’est malheureux que de constater un chemin aussi important menant vers le siège de l’APC qui se trouve dans un état lamentable. Il est délabré et difficile à emprunter en voiture et à pied», regrette un habitant dudit quartier. Devant cette dégradation des voies d’accès, les habitants souhaitent que ce volet qui est l’aménagement urbain soit inclus dans les projets du PCD de l’année en cours. Pour rappel, lors d’un conseil de wilaya consacré au développement dans la daïra de M’Chedallah tenu à la fin du mois de janvier, le maire d’Ahnif M. Mcheddou avait proposé l’inscription de neuf (9) projets dans le secteur des travaux publics pour un montant de 135 millions de dinars. Dans le volet assainissement, il a été proposé pas moins de dix (10) opérations pour un montant de 55 millions de dinars. Dans sa réponse, le wali de Bouira avait expliqué que la priorité dans l’inscription des PCD pour les communes de la daïra à l’image de celle d’Ahnif sera accordée à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement. Par conséquent, la prise en charge de certains volets comme l’amélioration urbaine ne se fera pas de sitôt, et ce, vu la raréfaction des ressources financières du pays.

Y. S.