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Ghoulamellah met en garde contre la main étrangère !

à l’occasion des célébrations de la Fête de la victoire et de l’anniversaire de la mort du colonel Amirouche Aït Hamouda et son compagnon d’armes, Si El Haoues, l’Académie Algérienne pour la Citoyenneté a organisé, hier, une conférence nationale à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Une conférence placée sous le slogan «Stabilité, engagement et continuité» et qui avait pour thème «Le rôle des constantes nationales dans le renforcement de l’unité nationale». A cet effet, le président du Haut Conseil de l’Islam, ex-ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghoulamellah, Bélaïd Salah, président du Haut Conseil de la langue arabe, et le professeur Aziri, du Haut Conseil à l’amazighité, ont été invités à animer cette rencontre. L’ex-ministre Ghoulamellah a, pour sa part, appelé à l’unité nationale comme elle le fut lors de la glorieuse révolution de novembre : «Nous avons appris le nationalisme ensemble en tant qu’Algériens bien avant le déclenchement de la Révolution et cela s’est poursuivi lors de la guerre. Le peuple a pris conscience que nous n’avions qu’un seul ennemi, le colonisateur, qui a tout fait pour faire croire que l’Algérie lui était acquise. Les héros de l’Algérie, Abane Ramdane, le colonel Amirouche, Krim Belkacem, Hocine Aït Ahmed et Ouamrane, et le peuple algérien dans sa totalité, n’ont pas baissé les bras et ont déjoué toutes les tentatives de division de l’Algérie. Aujourd’hui, Tamazight est une langue nationale et officielle, cela y va de la fidélité aux chouhada. Moufdi Zakaria, l’écrivain de l’hymne national et de l’Eliade de l’Algérie, est un Amazigh fier de son Amazighité», dira l’ex-ministre. Il fera ensuite un retour sur la Révolution de novembre, mettant en avant l’union du peuple et de ses dirigeants qui a abouti à l’indépendance. Il expliquera : «Le terrorisme est la création des colonisateurs. Regardez ce qu’il se passe en Irak, en Syrie, au Yémen et en Libye. Qui a créé toutes ces guerres ? Ce sont bien entendu les grandes puissances et les anciens colonisateurs, pour affaiblir les musulmans et vendre leurs armes. La main étrangère complote, il faut faire attention». Et de conclure : «Abane Ramdane disait lors de la glorieuse révolution : ‘’si on s’unit, on obtiendra tout, et si on se sépare, on n’aura rien’’». Avant Ghoulamellah, Belkacem Aït El Hocine, le président de l’Académie Algérienne pour la Citoyenneté, avait indiqué dans une brève allocution : «Aujourd’hui, il y a danger sur la nation, le pays et le peuple. Les ennemis de l’Algérie complotent pour semer l’anarchie et la division, on veut disloquer notre pays. Nous devons faire preuve de vigilance pour déjouer toutes ces tentatives et cela ne saurait se faire sans prise de conscience par le savoir et l’instruction. Il est de notre devoir à tous de consolider l’unité nationale par nos constantes nationales, à savoir l’Islam, l’arabité et l’amazighité. Des constantes qui constituent le socle de l’unité du peuple et de la nation, unique rempart contre les velléités de division de notre peuple et d’affaiblissement de notre nation». Le secrétaire général de la wilaya, Zinedine Tibourtine, représentant du wali Mohamed Bouderbali, dira pour sa part : «Cette rencontre revêt un cachet et une dimension importants, puisqu’elle a le mérite de consolider l’unité nationale et la cohésion sociale. Une manifestation qui a pour mission de semer l’amour de la patrie dans toutes ses dimensions».

Hocine T.

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