Si à la fin des années 90, l'APC avait pensé à réaliser un marché au chef-lieu communal, le projet n'a pas été concrétisé par les exécutifs successifs.
D’ailleurs, cet espace est réclamé par les marchands ambulants venant, non seulement, de la région, mais aussi de Boumerdès. «Ce n’est pas sur les abords d’une route qu’on peut exercer correctement notre activité qui se tient deux fois par semaine (dimanche et mercredi). Il n’y a ni sécurité ni espace», regrette un marchand des fruits et légumes issu des Issers, dans la wilaya de Boumerdès. Et de poursuivre: «J’étais encore enfant quand mon père venait ici. Rien n’a changé, si ce n’est une plus forte activité et de nombreux véhicules qui transitent par ce chef-lieu communal». Pour les commerçants du centre-ville, c’est un calvaire dès que ces deux jours arrivent. «Les marchands s’installent devant nos magasins et nous gênent. Je ne vois pas pourquoi les responsables ne songent pas à les déplacer, par exemple, à la sortie du côté du stade communal ?», s’interroge un marchand de vêtements. Comme notre interlocuteur, ils sont nombreux à exprimer leur désarroi. Même les collégiens ne sont pas épargnés, puisque les marchands arrivent jusqu’au portail du CEM Frères Boufateh : «Il nous est difficile de capter l’attention de nos élèves les jours de marché. On entend la criée des marchands depuis nos classes, surtout quand ils utilisent leurs mégaphones. Il faudrait que les autorités locales réfléchissent au moyen d’éloigner ces commerçants de notre établissement», dit un professeur de cet établissement. A signaler qu’un grand espace né du terrassement d’une partie de la carrière de tuf est vu par des habitants, irrités par l’activité pour le moins anarchique et nuisible de ces commerçants ambulants, comme étant un lieu idéal pour l’aménagement d’un marché hebdomadaire : «C’est vrai, c’est l’endroit idoine pour la réalisation d’une telle structure. Il y aurait même de l’espace pour construire un marché de proximité», suggère un habitant du chef-lieu communal agacé, comme tous nos interlocuteurs, par cette situation. La nouvelle équipe à la tête de l’APC va-t-elle penser à trouver une solution à ce problème? Telle est la question que se pose tout le monde à Tighilt Bougueni.
Amar Ouramdane

