S. Ait Hamouda
La dimension identitaire, nul ne peut l’absoudre, ni la corriger, ni la réduire, si tant est le désir de certains pêcheurs en eau trouble. L’essentiel ne vient pas d’un point reculé dans les abysses ou dans la stratosphère, là où règnent les esprits malins. Les démons, pour ceux qui croient et qui ne croient pas, ce sont des éléments décharnés, qui pourront nous pulvériser, nous écraser, voire nous faire disparaître en un claquement de doigts. C’est pourtant tout ce viatique que les gens sensés ont porté le long de l’Histoire, sans fléchir, sans courber l’échine, sans se soumettre à n’importe quel dictat. Il advient que des hurluberlus prêtent foi à leurs lubies, en croyant pouvoir changer la mise en un tournemain, en une psalmodie. N’est-ce pas que l’important c’est la vérité, et cette vérité n’est l’apanage que des hommes honnêtes, épris de leur patrie et qui disent les choses selon la réalité historique et non selon ce qu’on leur dit ou prescrit. Ils vont leur chemin par monts et par vaux, quitte à caracoler tout le long de leur périple ingrat, pour laisser l’illusion de côté et s’agripper à la mansuétude la plus vraie et la plus sincère. Que ceux qui veulent semer la division parmi les Algériens sachent qu’ils se trompent de cible, parce que les résidents du «polygone étoilé» en ont vu d’autres. Le raisonnement du crédible ne peut s’effacer d’un coup de contre-vérité, il en faut bien plus que ça, pour entourlouper un Amazigh, il en faudra bien plus que cela pour duper ceux qui respectent l’alpha et l’oméga de l’identité nationale, et il faudra aussi beaucoup de gesticulations pour faire admettre l’irréel comme une tradition au détriment de la fascination du réel insoupçonnable, et pourtant il est là. Il est là par temps de soleil, de pluie, de vent, de neige, il est là par tous les climats et tant pis pour les révisionnistes de tous poils. Qu’on revienne à la vérité, bon gré ou mal gré, et qu’on s’arrête de dire une chose et son contraire.
S. A. H.
