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Projection d’un éco-parc multifonctionnel

L’association culturelle et éco-touristique des Aiguades a, dans l’après-midi de mardi dernier, organisé à la salle des conférences de l’APC du boulevard de la Liberté à El-Khemis une conférence-projection sur l’avant-projet de la réhabilitation et l’aménagement de la baie des Aiguades en éco-parc paysager. Etaient invités à la conférence, des élus de l’APC, les présidents de coordination du patrimoine, le mouvement associatif qui active dans l’écologie et la protection de l’environnement, ainsi que des personnalités de la ville. L’idée du projet d’aménagement de la baie des Aiguades, un lieu chargé d’histoire et cher à tous les natifs de la ville de Béjaïa, est venue suite à une rencontre fortuite entre deux amoureux du site, Malek Djellouli, président de l’association culturelle et éco-touristique des Aiguades et le franco-algérien René-Malek Allouche, architecte paysagiste qui vit en France, amoureux des Aiguades pour y avoir passé son enfance. L’architecte paysagiste, concepteur bénévole de l’avant-projet, commence sa conférence par la présentation, via une série de vidéos, de l’état exécrable dans lequel se trouve actuellement la baie des Aiguades : saletés indescriptibles qui donnent des nausées rien qu’à regarder les vidéos, des murs de soutènement qui se sont écroulés ou qui menacent de céder à la pression des eaux, des arbres millénaires massacrés, des squatteurs des lieux et des stationnements anarchiques de voitures. Puis, le concepteur de l’avant-projet montre d’autres vidéos où le lieu est transformé en véritable paradis où se mêlent la verdure des grands arbres, le bleu de la mer et l’ocre des constructions. Le concepteur propose de faire de ce lieu abandonné et bientôt livré aux prédateurs «un éco-parc multifonctionnel, multi-générationnel et multi-saisonnier». Un éco-parc réunissant les quatre piliers du développement durable, à savoir l’environnement, l’économie, le social et la concertation. Tout en gardant la structure, l’avant-projet propose de mettre en relief le circuit de l’eau l’emblème du site, de mettre en valeur le patrimoine du site et la végétation du lieu (arborétum). L’avant-projet, une fois concrétisé sous forme d’esplanades, d’aires de stationnement, de cours d’eau et de piscine pour enfants et de promenades, ajoute l’orateur, comprendra aussi entre autres équipements un restaurant avec aire de repas, un café avec terrasse panoramique, un local d’exposition, un local pour la police communale, un local sanitaire pour le public, et du mobilier de plage comme cabines d’échanges, douches et vestiaires. Et l’éco-parc fonctionnera ainsi 12 mois sur 12 et non durant les 2 mois d’été seulement.

B. Mouhoub

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