De nombreuses opérations entrant dans le cadre de l’amélioration urbaine ont été réalisées, ces dernières années, au centre-ville d’Aïn El Hammam. Ainsi, des abribus, bien que certains aient été saccagés, ont été installés aux arrêts des taxis et des fourgons. Par ailleurs, des feux tricolores, réglant la circulation au carrefour des Horloges, ont fait leur apparition, au grand plaisir des automobilistes respectueux de la loi. Malheureusement, les conducteurs pressés créent souvent l’anarchie en brulant les feux, en l’absence de policiers sur les lieux. Par ailleurs, on constate chaque jour ce manque de respect du code la route vis-à-vis des piétons. Beaucoup de chauffeurs ne leur cèdent jamais la priorité. Pourtant, l’ex-Michelet est une petite ville où tout le monde se connaît. Qu’à cela ne tienne. Faute de signalisation adéquate, des altercations éclatent souvent entre les chauffeurs et les passants qui se disputent l’asphalte, «selon le code de la route» dont ils se prévalent. Les piétons réclament l’arrêt des véhicules dès qu’ils manifestent leur intention de traverser la route. Les automobilistes, qui ne l’entendent pas de cette oreille, en l’absence de signalisation horizontale et verticale qui les obligerait à s’arrêter, ignorent toute personne qui ne se trouverait pas sur le trottoir. Même au feu rouge, on se hâte pour ne pas laisser passer les citoyens non véhiculés. Des marques sur la chaussée indiquant un passage pour piéton, comme dans les grandes villes, contraindraient certains à respecter leur prochain. Les abords des écoles doivent en être munis en priorité. Des accidents dont des élèves ont été victimes ont été signalés à plusieurs reprises. Les abords des CEM Amer Ath Chikh et Ouaghzen, ou du lycée Mustapha Ben Boulaid, fréquentés par des centaines d’élèves, doivent être sécurisés. Au centre-ville, au lieu-dit «La place», il devient difficile d’aller d’un trottoir à un autre. On se met en danger en forçant les automobilistes, qui ne freinent qu’au dernier moment. Même si l’asphalte appartient aux voitures, une partie marquée de traits blancs permettrait aux piétons de traverser sans danger et obligerait les automobilistes à ralentir.
A. O. T
