M'Chedallah – Dégradation galopante de l'environnement

Bien que 2017 ait été l’année de lutte contre l’insalubrité et tous les facteurs polluants à travers la daïra de M’Chedallah et ses six communes, la dégradation de l’environnement ne fait que s’accentuer. Il faut souligner qu’une grande opération d’attribution ou de dotation, sur fonds propres des communes, de moyens d’hygiène des plus modernes, tels que les poubelles et bacs à ordures moyen et grand formats, a été effectuée dans la totalité des centres habités à travers la daïra. Il a été aussi question de l’acquisition de véhicules spéciaux de collecte d’or dur es ménagères, le renforcement des moyens humains et, enfin, la mise en service du CET d’Ahnif. Malgré tous les efforts considérables des collectivités visant à réduire la pollution, la situation ne s’améliore pas. L’on a l’impression que rien n’a changé. Pis, les pollueurs frappent plus for t et n’épargnent aucun espace. Les périphéries des grands centres urbains, à l’image de Saharidj, M’Chedallah, Ahnif, Chorfa, Aghbalou, les principaux axes routiers (RN30, 5 et 15) et les divers cours d’eau continuent à être copieusement infectés par toutes sortes de répugnants détritus. L’enlaidissement de l’environnement s’accélère et atteint de proportions alarmantes. La raison de cette situation reste la même : l’incivisme des uns et le laisser-aller des autres, aggravés par l’absence de lois, non pas dissuasives, mais répressives. Un état de fait qui doit donner à réfléchir aux législateurs qui doivent sévir pour réduire ces nuisances qui se répercutent directement sur la santé publique, estiment les plus avertis. A cette situation s’ajoute celle des innombrables meutes de chiens errants, attirés par les détrités déversés çà et là. Des canidés qui prolifèrent à travers toute la région du Sahel, car trouvant de quoi se nourrir dans les amas de déchets qui s’entassent un peu par tout sur le territoire de la daïra. Situation qui a abouti sur une spectaculaire reproduction de ces bêtes errantes qui sont, à l’heure actuelle, des dizaines à peupler la région. Ces animaux étaient à l’origine de pas mal d’incidents (des morsures) sur des écoliers. Le dernier cas en date remonte au mois de mars dernier. Il a été signalé à Tamourt Ouzemour, un village situé à la périphérie de la commune de M’chedallah. Ce ne sont pas les timides et rares campagnes d’abattages déclenchées ici et là qui éloigneront ce danger qui guette les citoyens. Ces fléaux, toutes natures confondues, sont en train de prendre des proportions qui risquent de dépasser tout le monde dans un proche avenir. D’où le souhait des populations locales de voir réagir les pouvoir s publics pour prendre en charge de manière efficiente tous ces fléaux qui contribuent à la dégradation de leur cadre de vie et sur tout de l’environnement.

Oulaid Soualah