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Rabah Benamghar édite Double-vie

Après «Le retour au Bercail, Rabah Benamghar a fait publier «Double-vie», une histoire qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne. L’auteur, également journaliste, y raconte la vie tourmentée de deux couples, puis d’un troisième, confrontés aux difficultés du vivre ensemble. Les personnages sont emportés dans un torrent d’évènements qui traversent leurs couples biens distincts et différents. L’auteur emmène le lecteur dans les horizons incertains de l’infidélité et de la transgression de la morale. Dans certains passages du roman, Rabah Benamghar fait assumer au narrateur des positions tranchées, à l’opposé de la norme établie par la société. Ce torrent d’évènement va charrier d’autres personnages comme Hamid, mais un autre va rester complètement inébranlable, Akli. L’ami intime d’Ali est le réceptacle des lamentations de son ami mais il ne sera pas emporté par le torrent. L’auteur lui réserve une place parmi le décor fait de montagnes, de forêts et surtout de la mer méditerranée. La description donne l’impression au lecteur de vivre et de voyager sur les routes de Kabylie. Ce deuxième roman, paru aux éditions Rich El Salem, propulse Rabah Benamghar dans la catégorie du roman moderne. Avec un style épluché et qui n’hésite pas à transgresser les règles du roman classique, l’auteur fait et défait les temps au gré des humeurs de ses personnages. Le roman est préfacé par le journaliste et romancier Kamel Boudjadi. A la dernière page de «Double-vie», le lecteur sentira de la nostalgie et de la mélancolie d’avoir à quitter un monde et des personnages si familiers. Et c’est justement là où réside le génie de Rabah Benamghar qui permet au lecteur d’apprivoiser des personnages paradoxaux. Un roman à lire absolument.

Akli. N

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