AÏN EL HAMMAM Des cantines scolaires non approvisionnées – Les parents d’élèves réagissent

Faute d’approvisionnement des cantines scolaires par la mairie qui en a la charge, depuis cette année, les parents d’élèves de certaines écoles primaires de la commune d’Aïn El Hammam ont vite réagi pour assurer les repas à leur progéniture.

Des réunions d’urgence ont été organisées au niveau des établissements scolaires du primaire pour discuter de la situation et trouver la solution qui permettrait au restaurant scolaire de continuer à fonctionner. Ainsi, l’association des parents d’élèves (APE) a demandé à ses adhérents de mettre la main à la poche. Certaines APE ont commencé à nourrir les enfants depuis mercredi dernier, d’autres ont prévu de se réunir durant le week-end pour prendre la décision qui s’impose. À l’école de garçons de la ville, ce sont deux bienfaiteurs qui ont assuré l’approvisionnement, en attendant que les autres parents paient leur quote-part qui serait fixée, dit-on, à 1 200 dinars par enfant et par mois. Au niveau de l’école de la cité Akkar, les parents se sont entendus pour des cotisations mensuelles de mille dinars par élève. Des sommes dérisoires pour certains mais importantes pour un père ou une mère de famille dont plusieurs enfants sont scolarisés au primaire. Mais tous semblent prêts à assurer la continuité de la cantine jusqu’à la fin de l’année. «On ne peut pas abandonner nos enfants, habitués à prendre des repas chauds à midi. Il ne reste que deux mois, trois au maximum, nous ferons le sacrifice qu’il faut», affirme Makhlouf, père de deux enfants scolarisées. Notons que les cantines scolaires de la commune ont fermé leurs portes le premier avril dernier, faute d’approvisionnement. La mairie qui devait subvenir à leurs besoins n’a pas pu livrer les denrées alimentaires par l’intermédiaire des fournisseurs qui, eux aussi, n’ont pas été payés. En effet, depuis que les élus APC de l’opposition ont refusé de voter le budget primitif, la mairie s’est retrouvée bloquée, ne pouvant engager aucune dépense. Par conséquent, les fournisseurs habituels refusent de continuer à ravitailler les cantines. En attendant, certains parents envisagent même d’intervenir dans l’amélioration de la qualité des repas, en apportant leur aide même lorsque les affaires de la commune rentreront dans l’ordre.

A. O. T.