Lors de sa récente visite à Béjaïa, le ministre de l’Intérieur a annoncé, en posant la première pierre du projet des 4 200 logements à Oued Ghir, un quota supplémentaire de 2 000 logements de type AADL au profit de la wilaya.
«Avec tous ces programmes de logements prévus dans ce futur pôle urbain, lesquels proposent plusieurs formules, nous pouvons dire que les besoins en matière de logement à Béjaïa seront largement comblés», a-t-il déclaré. Mais en réalité le segment le plus sollicité est celui du logement public locatif plus connu sous l’appellation de logement social. Il y a plusieurs projets d’inscrits et d’autres entamés, alors que certains sont achevés et non encore distribués. Il semblerait que suite à la levée de la contrainte judiciaire, le projet des 80 logements sociaux de la commune de Tinebdar verra son avis d’appel d’offres lancé ces jours ci. Ils seront inscrits, lancés et achevés mais souvent attribués en retard. Alors qu’à Aokas comme à Souk El Tenine, Ouzellaguen et dans d’autres localités, des logements sociaux sont achevés depuis belle lurette, et probablement des listes établies, mais ils ne sont toujours pas attribués aux demandeurs. Des retards et des retards qui font que la région enregistre, de plus en plus, de demandeurs, ce qui complique davantage la tâche et ramène la wilaya à la case de départ, celle des plus touchées par la crise de logement. Dans le cadre du plan quinquennal, le programme pour le logement public locatif est de 28 750 unités pour la wilaya de Béjaïa, dont 15 261 logements achevés, 12 558 en cours et 931 à l’arrêt pour diverses oppositions. Ceux qui sont en cours de réalisation, comptent les non achevés à cause des VRD. Il y a eu, il y a quelques mois de cela, une enveloppe conséquente pour cela et le travail a été entamé au niveau de certains sites jugés prioritaires. Sur les 2000 logements que la wilaya de Béjaïa devait distribuer l’année passée, seule la moitié l’a été, et le travail est en train de se faire, indiquent les services compétents. Entre temps, les postulants attendent et ont passé l’hiver dans les mêmes conditions que les années précédentes. Les postulants souhaitent être relogés avant le mois de ramadhan, et à mesure que ce mois sacré approche, on s’agite et on tape à toutes les portes pour connaître la date d’affichage de la liste des bénéficiaires, mais, motus, rien ne filtre.
A. Gana

