Les bénéficiaires des aides sociales dans l’inquiétude

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La volonté de l’Etat de venir à bout de l’éradication des bidonvilles est avérée surtout lorsqu’on voit la mise en place de tous ces dispositifs mis à la disposition des citoyens, notamment pas le biais de la Caisse nationale du logement. Effectivement, dans les deux communes que compte la daira de Tizi Ghenif, à savoir Tizi Ghenif et M’kira, les commissions ont siégé et ont attribué les attestations aux bénéficiaires de cette aide de cinquante millions de centimes. Dans cette daira qui compte de nombreuses cités dites de recasement, les situations sont complexes.Le problème est peut-être moins épineux pour les citoyens qui disposent de terrains privés,mais cette catégorie de bénéficiaires est en butte tout de même au problème du lancement de leurs projets. Car, la réglementation en vigueur a prévu des balises pour bénéficier de cette aide. Il faut que la bénéficiaire participe à hauteur de 20% avant que la première tranche de vingt millions ne lui soit versée. En tout cas, la totalité est espacée en trois tranches.Pour les bénéficiaires, c’est une condition presque impossible à réunir. “Nous nous sommes concertés à plusieurs reprises et nous avons même saisi les députés de l’APN, le problème n’est pas résolu. Il y a lieu de dire que la réunion que nous avons tenue dernièrement avec les responsables locaux est restée au stade de propositions”, nous a confié un citoyen de M’kira. Alors qu’à Tizi Gheniff, les bénéficiaires de la cité du stade qui attendent la restructuration de leur cité ne voient rien venir : “Nous n’avons rien pour démarrer. la plupart d’entre nous sont démunis. Nous avons proposé aux responsables de viabiliser le lotissement et les terrassements pour peut être, pouvoir amortir cet apport”. Certains bénéficiaires sont confrontés aussi au problème d’avoir bénéficié d’une indemnisation dans le cadre du séisme de mai 2003. “Après le passage des services techniques et de la commission, on m’a accordé une aide de dix mille dinars.De ce fait, je suis écarté de la liste. C’est une maisonnette en toub que je possède”, nous a signalé un citoyen de M’kira. Dans cette derrière municipalité, et plus précisément à Tamdikt où les habitants sont confrontés à la régularisation du site, “C’est un problème qu’on n’arrive pas à comprendre. Les ex-élus ont maintes fois intervenu sur la situation en disant que toutes les procédures étaient achevées, mais sur le terrain c’est la statu quo. Il nous est impossible de lancer quoi que ce soit. Le terrain est toujours en litige. A quand la sortie de ce gouffre ?”, s’interrogent les Tamdiktois. En définitive, l’argent existe pour fiancer les uns et les autres en vue de construire un toit décent, mais les dispositions mises en place souffrent quelque peu de flexibilité. Pour la seule commune de M’Kira, il nous a été donné d’apprendre que plus de huit cents personnes ont bénéficié de cette aide, aussi bien dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire que dans celui de l’aide à l’habitat rural.

Amar Ouramdane

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