Une offre d’emploi de la station d’enfûtage du gaz butane de Chorfa par le biais de l’ANEM a créé une effervescence particulière parmi les jeunes chômeurs de la région. L’offre en question a été affichée jeudi dernier au niveau de l’agence locale de l’emploi (ANEM) et propose l’embauche de cinq agents de sécurité. Cette annonce a fait rappliquer dimanche dernier des dizaines de postulants venus des quatre coins de la daïra de M’Chedallah, soit pour y déposer leurs dossiers, soit pour s’enquérir des modalités de sélections d’autant plus que le document affiché au niveau du hall de l’ANEM stipule que les candidats devraient résider à Chorfa et ses environs sans plus de détails, sinon les conditions de recrutements. Des conditions que la plupart des solliciteurs rencontrés devant le siège de cette institution de l’emploi jugent drastiques, notamment concernant le niveau d’instruction de troisième année moyenne pour un poste d’agent de sécurité et la régularisation de la situation du candidat au poste vis-à-vis du service national. Un responsable de l’ANEM dira que les sélections se feront selon le classement du logiciel dans lequel sont enregistrées toutes les demandes d’emplois selon plusieurs critères dont l’ordre chronologique. Un coordinateur de l’Union général des travailleurs algériens (UGTA) informera qu’une correspondance a été adressée aux responsables de NAFTAL pour exiger à ce que tous les chômeurs soient mis au même pied d’égalité des chances dans le recrutement. Rappelons que des jeunes chômeurs de Toghza dans la commune de Chorfa, à l’est de la wilaya de Bouira, ont barricadé la voie ferrée au niveau du passage à niveau gardé de leur localité écoulée pour exiger la priorité dans le recrutement de cinq (5) gardiens pour le dit passage récemment aménagé. Il faut dire aussi que les offres d’emploi pérennes se font rares ces dernières années. Et les jeunes demandeurs de travail sont de plus en plus nombreux et leur rang ne cesse de grossir surtout dans une région où les offres d’emploi dans le secteur public sont restrictives. À M’Chedallah, le tissu industriel est quasi inexistant et l’unique zone d’activités n’est pas très développée et offre peu d’opportunités de travail. Ceci dit, le secteur économique privé, particulièrement à M’Chedallah où une dizaine d’operateurs économiques y sont implantées, offre quelques opportunités aux jeunes postulants. Ainsi, la moindre annonce affichée au niveau de l’ANEM suscite effervescence et un certains engouement chez les prétendants à l’emploi. Ces scènes renseignent sur le phénomène du chômage qui ronge des pans entiers de la population juvénile dans la région de M’Chedallah et dans le pays d’une manière générale.
Oulaid Soualah
