Assurément, l’inflation n’épargne aucun produit alimentaire, surtout pas les produits de mer dont les prix ont connu une hausse vertigineuse depuis déjà quelques années même si une légère baisse des prix a été constatée ces jours-ci notamment avec la hausse des températures. Ainsi, le poisson est devenu inaccessible pour bon nombre de ménages. La sardine, qui est le poisson, le plus prisé et le plus populaire à Tizi-Ouzou, se vend à pas moins de 250, voire 300 dinars le kilogramme à travers toutes les localités de la wilaya, y compris au niveau des villes maritimes telles que Tigzirt ou Azeffoun. C’est dire que pour un littoral de 1200 kilomètres et de surcroît riche en poissons, acquérir la sardine à ce prix, demeure inconcevable et scandaleux. Les prix peuvent naturellement connaitre une relative hausse en saison hivernale et printanière. La flambée des prix ne s’arrête pas à la sardine, toutes les sources de protéines animales ne s’obtiennent qu’en acceptant d’être saigné. Il ne s’agit plus de liberté des prix, c’est du racket.
Idir Amayas
