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La pastèque précoce fait son apparition

À 100 dinars le kilo, la pastèque précoce ne trouve pas vraiment preneur en ces jours qui rappellent curieusement l’été, tellement il fait chaud. En effet, la pastèque précoce a fait son apparition, il y a quelques jours de cela, chez les primeurs, notamment ceux qui ont des étals sur les accotements de la RN15 passant par les communes de M’Chedallah et Chorfa. Les automobilistes ont certes remarqué le retour de ce fruit d’été, quoiqu’en pleine saison de printemps. Sur un air amusé, les usagers de cette route commentent le « retour » de ce fruit charnu et sucré qui fait baver rien qu’à son évocation. «Et revoilà la pastèque ! Ca rappelle l’été. Mais je la trouve chère à 100 DA/kg, il n’y a pas de quoi pavoiser», regrette un père de famille de passage à Chorfa où un étal proposait ce fruit. Des camionnettes « bourrées » de pièces de pastèques rondes et bien « grosses » sont stationnées de parts et d’autres de la RN15 pour être ainsi proposées à la vente. Le prix affiché sans aucune « vergogne » était de 100 DA/kg. «Qui pourrait bien, je parle là de la classe moyenne et des démunis, se permettre une pastèque à 100 DA le kilo ? Il faudra attendre l’été peut-être pour voir ses prix descendre et devenir accessibles», tranche un autre chef de famille. Certes, l’on ne se bousculait pas devant les étals chargés de pastèques pour la simple raison que d’abord, les prix sont jugés excessifs, et ensuite, le goût de ce fruit précoce (primeur) qui vient directement de la région de Ouargla est loin de « rivaliser » avec celui de l’été, saison de sa cueillette. Chez les marchands ambulants de ce fruit, on tente de se justifier. «À 100 DA/kg, la pastèque est plutôt accessible, vu que ce fruit nous vient de la wilaya de Ouargla. Il faudrait donc imaginer un petit peu les charges liées déjà à son transport et toutes les autres dépenses afférentes à son acheminement. Je dirais que les prix sont plutôt raisonnables. Maintenant, si ce fruit est cultivé ici, dans la région, et qu’il coûtait cette somme, je dirais que nous exagérons quand même. Je me refuserais de le vendre à ce prix actuel», tente de contre-argumenter, pour sa part, l’un des vendeurs itinérants.

Y. Samir

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