Retour à la normale

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Depuis plus d’une dizaine de jours, la pénurie de lait que connaît la région de Draâ El-Mizan depuis déjà presque deux ans commence à s’atténuer. En effet, un crémier, agent agréé auprès d’une laiterie privée, vient d’ouvrir un magasin à proximité de l’unité de la Protection civile. Il est à préciser que seuls les produits de cette laiterie y seront vendus, dans ce sens qu’il s’agit d’un point de vente de ladite laiterie. On y trouva les produits dérivés du lait de la même enseigne, à savoir camembert, lait caillé, lait entier ainsi que le lait en sachet. «Tous les produits vendus ici sont manufacturés à la même laiterie. Nous avons signé une convention avec celle-ci. Aussi, les prix appliqués pour tous les produits sont ceux de l’usine avec une petite marge bénéficiaire. On a toujours une baisse de 10 dinars voire 30 dinars sur certains produits», informera le gérant dudit point de vente. Concernant la quantité de lait pasteurisé acheminée, le même commerçant avancera le chiffre de 4000 à 5000 sachets de lait par jour. «Nous faisons deux voyages par jour, l’un la matinée et l’autre l’après-midi. Nos clients sont satisfaits, et je crois que nous allons enfin mettre fin à la crise», soutient-il. Après l’ouverture de ce magasin, l’on a noté la disponibilité du lait pasteurisé, et ce, à tout moment de la journée, à la grande satisfaction des consommateurs. Il est aussi à signaler que dans ce point de vente, il n’est pas fait recours à la vente concomitante pour acquérir un sachet de lait. «Vraiment, c’est une solution qui vient d’être trouvée à ce problème devenu récurrent depuis des années. Si cela continue, je pense que durant le mois de Ramadhan, nous n’aurons plus à nous lever tôt pour aller faire la queue devant les magasins d’alimentation générale pour un ou deux sachets de lait», espère l’un des clients du magasin. Et à un autre de lui emboîter le pas: «Depuis l’ouverture de cette crémerie, je n’ai pas encore sollicité le commerçant du coin parce qu’avec la pénurie, ce produit était devenu presque du luxe. Et puis, les commerçants ont profité pour faire écouler leurs marchandises non demandées. Car pour avoir quatre sachets de lait à 100 dinars, on nous oblige à prendre du jus de fruits ou du fromage et même du camembert». Au demeurant, l’annonce faite par les responsables de l’Office national interprofessionnels du lait (ONIL) concernant l’augmentation de la poudre de lait aux laiteries atténuerait encore cette crise. C’est du moins ce que souhaitent les consommateurs agacés par cette pénurie qui n’a que trop duré.

Amar Ouramdane

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