À un peu plus d’un mois du lancement de la saison estivale à Tigzirt, les autorités sont à pied d’œuvre pour être prêts au moment voulu. L’accueil des touristes et estivants ne se fait pas uniquement sur les stations balnéaires, il est aussi nécessaire de conjuguer les efforts à tous les niveaux, notamment dans les communes mitoyennes à celle du littoral. L’implication de celles-ci, d’une manière efficace, fait grandement défaut, dans ce sens que l’état des routes et des services du commerce qui se trouvent sur le trajet menant vers les stations balnéaires, présentent des défaillances. Ceci pourrait être dû à l’absence de collaboration et de coordination entre les communes. Il s’agit au fait de l’intercommunalité, citée explicitement dans la Constitution algérienne qui trouve des difficultés à se mettre en marche. En effet, avant d’arriver à Tigzirt, les futurs estivants devraient sans nul doute passer par la RN72 qui traverse les communes de Makouda et Mizrana. Ceux qui viennent de l’est, emprunteront, quant à eux, des routes traversant les communes d’Iflissen, Aghribs et Ouaguenoun. La majorité de ces routes donnent une mauvaise image de la région, puisqu’on y trouve des décharges sauvages qui jonchent leurs abords avec des amas de bouteilles de boissons alcoolisées et des sacs-poubelle jetés par les usagers. Le visiteur se perd dans ces décharges qui meublent les routes. Avant de contempler les beaux paysages de montagnes et de mer, les yeux du visiteur sont agressés par les amas de poubelles qui s’accumulent sur les abords des routes. Malgré l’effet négatif de cette vue sur l’image de la ville de Tigzirt, il n’en demeure pas moins que les autorités locales ne pourraient intervenir sur le territoire des autres communes. Les responsables au sein des exécutifs de ces dernières ne semblent pas avoir conscience d’être concernés par la nécessaire préparation de la saison estivale. Ce manque de coordination est la conséquence directe de l’absence de l’intercommunalité. Beaucoup de projets ne peuvent être réalisés que par des regroupements de communes situées sur un même territoire géographique. Ces communes liées et reliées justement par un même réseau routier pourraient lancer de nombreux projets communs dans une démarche d’intercommunalité. Le secteur du tourisme est d’ailleurs dramatiquement pénalisé par l’absence de cette démarche parmi les élus. La ville de Tigzirt, tout comme Azeffoun d’ailleurs, ne peut réussir une saison estivale que si les communes voisines consentaient à améliorer l’image de leurs régions respectives.
Akli N.
