Le chef-lieu municipal de Chorfa, situé à 50 km de la ville de Bouira, manque cruellement de squares et autres espaces verts, pour l’évasion et la détente. L’unique jardin public dont disposait cette localité a été démoli en 2015, pour laisser le lieu «désert», sans qu’il ne serve à quelque projet d’utilité publique. En effet, le terrain en question a été récupéré par les collectivités locales et laissé vide, livré à la boue et aux détritus. En cet endroit précis, attenant à la RN15, il y avait un bloc administratif et ce fameux jardin public dénommé «Mohamed Madani», qui fut un lieu de distraction plus ou moins avenant, où les habitants de la localité et les visiteurs se prélassaient et s’attablaient, en sirotant des boissons servies par la buvette dudit jardin. Les jeunes y trouvaient un endroit «idéal» pour passer du bon temps entre amis, à discuter de tout et de rien autour d’un bon café. Mais depuis sa démolition, survenue il y a trois ans, le terrain du jardin et du bloc administratif attenant a été laissé tel quel. Voulant en savoir plus sur cette situation, que d’aucuns ne comprennent pas à Chorfa, un vice-président de l’APC a bien voulu éclairer notre lanterne : «C’est vrai que le terrain a été laissé à l’abandon pendant des années sans qu’il ne serve à implanter un quelconque projet au profit de la collectivité locale. Cependant, il faut savoir que l’APC projette de réaliser une placette avec un lot de commodités. Dans cette placette, il est prévu l’aménagement d’une stèle à la mémoire des martyrs, la construction d’une buvette et la dotation de cette placette de bancs, d’éclairage public, d’espaces verts et d’un parking. L’enveloppe financière allouée à ce projet est de l’ordre de 6,5 millions de dinars. Il sera lancé incessamment», informe notre interlocuteur. Interrogé à ce sujet, un jeune de la localité, répondra: «C’est un projet fort intéressant, d’autant que notre ville manque de jardins publics et de lieux de distraction. J’espère seulement que cette future placette sera réalisée très prochainement pour nous permettre de combler le vide, surtout durant les jours de repos et les heures creuses des jours ouvrables», souligne notre vis-à-vis.
Y Samir.
