Par Sadak Aït Hamouda
Notre ministre de l’Éducation se trouve, encore une fois, la cible d’une secte. Elle est accusée, pas moins, de retirer une Sourate de l’enseignement, en l’occurrence Sourate «Al Ikhlas» rien que ça. Que Benghabrit, dont ce n’est ni le rôle, ni les attributions, ni la mission de retirer n’importe quel texte des manuels scolaires, se confonde en démentis, pour faire comprendre aux Algériens, qu’elle n’a rien à voir avec cette blague. Tant et si bien qu’elle, la ministre, se tient debout dans ses chaussures et lance aux auteurs de cette baliverne qu’ils doivent chercher ailleurs, des choses un peu plus sérieuses pour lui nuire, si telle est leur intention. Ceux qui n’aiment pas l’école algérienne, et c’est leur droit, pouvaient être un tant soit peu plus perspicaces, plus logiques, plus raisonnables. Mais on ne peut demander de la perspicacité à quelqu’un qui en manque. En quoi une Sourate aussi simple que celle visée par la rumeur, aussi claire, pouvait-elle nuire au point où elle va jusqu’à déranger les petites têtes brunes, noire ou blonde ? Lorsqu’on veut la tête de quelqu’un on le fait de manière intelligente, subtile qui ne saurait être aussi controversée, de plus, ce mensonge est trop gros pour convaincre le plus crédule des croyants pour ne pas dire des algériens. Qu’à cela ne tienne, qui veut tuer son chien, dit qu’il a la rage, cependant et à cet égard, l’opération est un ratage monumental. Que l’on cherche à faire diversion, à noyer la problématique de l’école dans des tergiversations intéressées, pour un islamisme obscur et arriéré, on ne peut agir autrement qu’en mettant en avant sa bêtise et ses âneries. Rien ne vaut pour une école éclairée que la pédagogie «avéroèsienne» pour ne pas dire cartésienne. Ce qui ne va pas chez ces sermonneurs à la noix, c’est d’inventer de soi-disant prêches pour désigner la tête à abattre. Ou on veut une école moderne, avec ses normes, ou, une école qui traine les pieds et ne forme que des zombies. Le choix est vite fait.
S. A. H.
