Dans une déclaration transmise à la presse, la section de Béjaïa du Front des forces socialistes (FFS) défend l’assemblée populaire du chef-lieu de wilaya dirigée par des élus issus de ses rangs. Cette réaction est motivée par les attaques dont a été victime la nouvelle APC, quant au caractère du huis clos imposé lors des délibérations de l’assemblée et la répartition, décriée, des subventions financières au profit du mouvement associatif. Les attaques sont l’œuvre d’un groupe d’associations accusées par le FFS de «répondre aux cercles occultes et d’être manœuvrées par un groupe d’élus qui sont toujours en campagne et qui n’ont pas encore digéré leur défaite, et sans doute frappés par les remords des avantages perdus». Concernant le huis clos, les rédacteurs soulignent qu’il a été adopté souverainement par la majorité des élus présents à la session du 1er avril, en raison de la présence constatée des représentants associatifs concernés directement par les subventions pouvant perturber le déroulement et de rappeler que cette pratique, érigée en règle depuis une décennie, n’a jamais été dénoncée auparavant. S’agissant des subventions, le FFS affirme que l’assemblée a volontairement réduit le montant des subventions des associations à caractères sportif et culturel pour les ramener à des niveaux raisonnables pour augmenter les enveloppes destinées au volet social. Toutefois, ils soulignent que les montants des subventions ont été approuvés en commission par les élus de tous les groupes représentés à l’APC. Pour argumenter la bonne prise en charge du volet financier par ses élus, le FFS cite la subvention, allouée au comité des fêtes, ramenée de 17 à 6 milliards de centimes ou encore la subvention attribuée au café littéraire, qui n’en a pas bénéficié l’année précédente, avec l’engagement d’accroître l’apport de la collectivité pour permettre à ses membres d’élargir leurs interventions littéraires. Les rédacteurs concluent leur déclaration par le rappel du fait qu’en tout état de cause, les subventions allouées et les programmes adoptés feront l’objet d’un large affichage dès l’approbation du budget primitif par la tutelle. Il est à rappeler que des dizaines d’associatifs ont organisé, dernièrement, un sit-in devant le siège de la mairie de Béjaïa pour protester contre «la mise à l’écart de la société civile, le huis clos illégal lors des délibérations, le non-respect du code communal, la répartition des subventions et la négation du principe de la démocratie participative». Dans une déclaration largement diffusée, ces associatifs mécontents expliquent : «Quant aux subventions des associations, la confusion entre la subvention, l’aide et la solidarité est spectaculaire. L’iniquité, les incohérences, l’irrationalité, la ségrégation et la sanction de quelques associations sont flagrantes et renseigne sur les motivations du huis clos. En effet, l’APC a préféré gratifier le comité des fêtes, qui est aussi une association présidée par un élu, dont les citoyens attendent l’audit promis lors de la campagne électorale. Et au lieu de tenir les enseignements, l’APC a converti ce comité en comité culturel de la commune (3CB), pour les fêtes, collations et les cadeaux en le gratifiant de 61 200 000. 00 DA, au moment où les associations «Soummam au soin de l’orphelin», et «association solidarité don de sang» reçoivent respectivement 500 000. 00 DA et 10 000. 00 DA. »
A. Gana
