Journée de sensibilisation sur la rage

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La subdivision agricole de Draâ El-Mizan a programmé, avant-hier, une Journée de sensibilisation sur la rage animale et humaine au niveau de la salle de réunions de ces services. «Sachant que la saison printanière est propice pour l’apparition de cas de rage, surtout dans d’autres wilayas, nous avons jugé utile d’organiser cette journée pour informer les agriculteurs, les éleveurs et les citoyens en général des dangers de cette maladie. D’ailleurs, c’est une demande de leur part. J’espère qu’elle sera d’un apport considérable en informations au public», a déclaré Saliha Belfadel, en sa qualité de première responsable du secteur de l’agriculture dans la daïra. Deux vétérinaires ont expliqué à l’assistance les causes et les conséquences de cette affection. Lors de leurs interventions, elles ont soutenu que la rage pourrait tuer si elle n’est pas prise en charge dès son apparition. La vétérinaire Belaidi a axé son intervention sur l’origine de la rage, les causes et la période d’incubation. Elle ponctura son exposé par la présentation de cas de morsures, des signes de la maladie chez l’animal jusqu’à la paralysie totale de la bête. Elle donnera les exemples de rage chez les chiens, les chats, les moutons, les chèvres et même les équidés dans certaines régions du pays. En parallèle, elle a énuméré les symptômes chez l’être humain qui se présentent ainsi, maux de tête, fièvre, puis une paralysie progressive avant d’atteindre le stade final. «La rage n’a pas de traitement. Il y a seulement la prophylaxie et les mesures préventives à prendre, telle la vaccination. Tous les animaux domestiques doivent être vaccinés. La vaccination est devenue obligatoire», a-t-elle souligné. Dans le même exposé, la vétérinaire a rappelé que la rage bovine reste contagieuse et toujours mortelle. De son côté, docteur Berhoune s’est attardée sur les mesures à prendre dès qu’une suspicion de la maladie est observée. «Les cas doivent être déclarés immédiatement aux services vétérinaires pour être suivis. Si la rage est déclarée, c’est la destruction. Lorsqu’une bête est suspectée, il faut directement la présenter à un vétérinaire pour la mettre en observation durant trois visites successives. Par exemple, si un animal est mordu par une bête enragée non vaccinée, et que lui-même n’est pas vacciné, on ne pourra pas le lui administrer parce que la période d’incubation va atteindre une année au lieu des trois mois habituels», a-t-elle précisé devant l’assistance. Depuis 2003, a-t-elle dit, la vaccination est devenue obligatoire et en 2012, celle-ci l’est pour les équidés. Il faudra, a-t-elle poursuivi, suivre les mesures sanitaires suivantes : abattage des animaux errants, procéder à la dératisation, capturer les chats errants, tarir l’espace vital (décharges sauvages) qui sont la source de la propagation du virus. L’intervenante a donné aussi de nombreux conseils, à savoir ne pas toucher les animaux domestiques dont le comportement a changé (un chat qui reste solitaire, se met dans le noir et miaule sans arrêt, ceci pourrait faire penser à la rage), ne pas caresser ou toucher un animal errant. «Quand des foyers de rage sont déclarés, les textes réglementaires interviennent. Ces textes sont consultables sur Internet», a-t-elle signifié. Docteur Berhoune est aussi revenue sur les parties qui interviennent dans les différentes opérations, notamment les APC, les services vétérinaires, les services agricoles et d’autres acteurs. «La célérité des interventions et la coordination entre les différents intervenants peuvent aboutir à des résultats positifs», a-t-elle fait savoir.

A. O.

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