Santé – Eminents médecins pour sensibiliser à Bejaïa

À l’approche du mois de Ramadhan, des diabétiques se torturent pour la question de jeûner et de risquer de provoquer de graves conséquences sur leur santé, ou de ne pas jeûner quitte à avoir par la suite de sérieux problèmes avec leur conscience. «Pour quelqu’un qui a commencé à faire carême à partir de l’âge de 10 ou 11 ans, ne pas jeûner à 70 ans c’est presque se renier», commente un vieillard sur le perron de la maison de culture. Certains préféreraient mourir de faim ou de soif que de manger pendant le Ramadhan, même s’ils savent que sur le plan religion, mourir dans ces conditions est considéré comme un suicide. Pour aider les malades chroniques et notamment les diabétiques à voir plus clair et amadouer un tant soit peu leur conscience, l’association Assirem des diabétiques de la daïra de Béjaïa, sise à la haute ville, a, en collaboration avec le CHU Khellil Amrane, organisé, avant-hier, jeudi, à la maison de la culture Taos Amrouche, une journée d’information et de sensibilisation sur le thème «Le diabète et le Ramadhan». Pour la réussite de l’évènement, les organisateurs ont, en plus des imminents médecins spécialistes en diabétologie et en diététique du CHU Khellil Amrane de Béjaïa, fait appel à l’imam cheikh Rabahi, bien connu sur la place de Béjaïa puisqu’il intervient tous les vendredis matin sur les ondes de la radio Soummam. Les thèmes choisis des conférences sont bien évidemment tous en rapport direct avec le diabète, ses complications, la diététique et le Ramadhan. L’imam Rabahi ouvre la rencontre sur le thème «Jeûner ou ne pas jeûner», suivi par le Dr Beddou et Mme Yessad sur «la nutrition des diabétiques. » Le Pr Bouali a animé une conférence sur le même thème que l’imam, à savoir «Jeûner ou ne pas jeûner». «Réussir son jeûne» est le titre de l’intervention du Pr Si Ahmed. Quand aux Dr Ouail et Dr Maafa, ils ont choisi de traiter conjointement la gestion des complications de l’hypoglycémie et de la déshydratation du diabétique. À noter que chaque intervention a été suivie d’un débat, où le public, constitué en grande majorité de femmes âgées, a posé beaucoup de questions sur le jeûne, le régime alimentaire et les médicaments. Mais comme chaque malade du diabète est un cas, seul son médecin traitant peut le conseiller utilement sur la question de jeûner ou de ne pas jeûner.

B. Mouhoub