Marche de soutien au groupe Cevital

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La Coordination nationale des comités de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements économiques a appelé à une marche, qui s’est déroulée hier, pour «défendre l’emploi et l’investissement». C’est à partir du complexe agroalimentaire du port que les employés du groupe Cevital, accompagnés d’animateurs du mouvement associatif d’autres citoyens, ont entamé une marche de protestation «contre le blocage des investissements dans la wilaya de Béjaïa». La procession humaine, forte de plusieurs centaines de personnes, scandant des slogans appelant au déblocage de tous les projets tant initiés par le groupe Cevital que par les pouvoirs étatiques ou autres investisseurs privés, a arpenté les artères de la ville jusqu’au siège de la wilaya, où elle a observé une halte. Parmi les protestataires, il y avait des gens venus d’autres wilayas du pays, de Bordj Bou Arreridj particulièrement. Sur place, des prises de parole ont eu lieu. Cette marche, la quatrième du genre, a été décidée pour dire, encore une fois, «non au blocage de l’unité de trituration des graines oléagineuses» que devait installer le groupe Cevital à Béjaïa. Cependant l’accostage du navire transportant ses équipements a essuyé un refus de déchargement catégorique de la part de la direction du port de Béjaïa. Dans l’appel à la marche, il a été rappelé que sur instruction du directeur du port de Béjaïa, l’EPB refuse, depuis mars 2017, l’accès au port à tout navire transportant des équipements destinés au projet d’une usine de trituration de graines oléagineuses du groupe Cevital, prévue à l’extérieur de l’enceinte du port. Une décision sans fondement légal ni réglementaire qui prive la région d’un millier de postes d’emplois directs et d’une centaine de milliers d’emplois indirects, pensent les contestataires. Pour les rédacteurs de l’appel, «la wilaya de Béjaïa n’a bénéficié d’aucun projet structurant d’envergure et les rares projets publics inscrits pour son compte sont à ce jour inachevés pour certains ou carrément gelés pour d’autres (3 000 milliards de centimes de projets gelés). Les seuls investissements économiquement visibles et politiquement lisibles dans la région sont dédiés à la répression : une base de la gendarmerie, une école des cadets, une prison et un asile psychiatrique à Oued Ghir ! Le régionalisme économique, qui se matérialise par les blocages des projets structurants et ceux de Cevital, est une réalité aujourd’hui irrécusable. Nous appelons à y mettre un terme en urgence car ceci constitue, par-dessus tout, une véritable menace à l’unité nationale. Nos gouvernants et décideurs sont plus que jamais interpellés pour assumer leurs responsabilités devant l’histoire».

A Gana.

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