Par Sadak Aït Hamouda
Le vivre-ensemble dans la paix est un crédo d’abord lancé par le chef de la Zaouïa Al Alaviyya de Mostaganem, de l’Association Internationale Soufie Alawiyya et président de l’ONG, Cheikh Khaled Ben Tounès, avec le soutien de l’Etat Algérien. C’est un crédo fascinant que de porter la vie en commun comme un étendard tendu comme un poing au soleil, un idéal et un objectif. Cependant, les vœux pieux se calculent et se décrètent selon les rapports de force, selon le gendarme du monde, les Etats-Unis, et selon le bon vouloir des argentiers de la planète. Quoique ça serait une utopie, un rêve, un songe que de réussir le vivre ensemble dans une telle réalité aussi guerrière que celle que vit aujourd’hui le monde dans son ensemble. Il n’y a pas une région qui est épargnée, dans la planète, par les magouilles sanglantes et mortifères. Mais peut-on vivre sans rêves ? Jamais. Donc, qu’à cela ne tienne, rêvons ! Et faisons semblant de coexister dans un havre de paix, de sérénité et de justice pour tous. Aujourd’hui Gaza, la Syrie, le Yémen, la Libye, le Mali et tant d’autres pays d’Afrique, du Proche-Orient, d’Amérique Latine vivent en dehors du rêve, ils vivent le cauchemar au quotidien. Des enfants et des vieux de ces pays sont tués sans ménagement, sans scrupules et sans état d’âme, sous le regard désintéressé du monde civilisé. Que le monde se préoccupe de l’actualité, quand il lui advint par stupidité, ou par hasard, ou par roublardise, des morts, des blessés, des exilés, des malheurs qui poussent comme des mauvaises herbes, là où naguère fleurissaient les coquelicots et les marguerites. Mais osons rêver de tous les fruits et fleurs malgré le feu, malgré le fer, et malgré tout. Osons dire à ceux qui nous massacrent que la vie est plus forte et nos rêves encore plus tenaces, plus têtus. Nos songes sont faits de notre volonté inébranlable de voir à l’aune de notre avenir des voies qui nous réconcilient avec nous-mêmes et avec le reste de la planète. Amen…
S. A. H.
