Les usagers exaspérés

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Menant vers quatre villages différents, la route d’Ath Amer Oussaïd ne cesse de provoquer l’ire des habitants et surtout des automobilistes, dont les véhicules sont mis à mal par son piteux état.

«Si les propriétaires de véhicules particuliers s’en plaignent que dirions-nous alors ?!», s’exclame un chauffeur de fourgon, qui dessert Ighil Boghni et Aourir une dizaine de fois dans la journée. Les nids-de-poule ou les fossés creusés pour le passage des canalisations de gaz, mal rebouchés, sont inévitables vu leur nombre incalculable. «On est contraints de chercher le chemin le moins endommagé», déclare, dépité, un automobiliste. Sur deux kilomètres environ, la chaussée est réduite au passage d’un seul véhicule suite à la détérioration de l’asphalte sur ses deux côtés. On ne peut croiser un véhicule venant en sens inverse, sans s’arrêter pour lui céder le passage. Plusieurs raisons ont contribué à rendre cette route impraticable, en dehors des travaux du gaz naturel. Certains citoyens n’hésitent pas, pour les besoins de leurs chantiers, à creuser une saignée d’adduction d’eau potable ou de grands fossés pour le passage de buses d’évacuation des rejets. Le goudron, «un tapis», avait-on dit à l’époque, n’a pas résisté aux coups de boutoirs des engins des travaux publics, utilisés pour le déneigement. Même les chauffeurs de taxi étrangers à ces villages n’y vont que rarement pour ménager leurs automobiles. Ce n’est, malheureusement, pas le seul chemin dans cet état. Tout le réseau routier de la commune, y compris les routes nationales, est endommagé. Les pluies de ces derniers jours ont achevé ce qu’il en restait de praticable. On ne peut pas parcourir une centaine de mètres sans trouver des creux, des gravats et surtout des dénivellations de l’accotement, devenu un fossé que les usagers de la route doivent. La ville n’échappe pas, non plus, à cette situation, bien que les nids-de-poule et les crevasses soient de moindre importance qu’en rase campagne. Le rafistolage consistant en le remblayage des trous avec de la terre et du tuf, il y a quelques semaines, n’a pas résisté longtemps au passage des voitures et surtout aux torrents qui se sont abattus sur la région pendant l’hiver et une bonne partie du printemps.

A.O.T.

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