Bien que toutes les administrations et les communes ont été instruites par note ministérielle de mettre à jour les panneaux et plaques indicateurs en introduisant tamazight, rares sont celles qui l’ont mise en application. En effet, les anciens panneaux sont transcrits en arabe et nulle trace de la langue amazighe, promulguée langue officielle au même titre que la langue arabe lors de la dernière révision de la Constitution. Dans toute la vallée du Sahel, allant d’El Adjiba jusqu’à Toughza, les plaques indiquant les cours d’eau sont toujours transcrits en arabe. C’est le cas des oueds Tiksiridene, Assif Assemadh ou encore celui d’Iwakuren. Aussi, les panneaux indiquant les villages n’ont connu aucun changement. Ceux trônant à l’entrée des localités de Ouled Brahim, Oued El Bared, Beni Yekhlef, dans la commune de M’Chedallah, ne portent aucune transcription en tamazight. Dans la commune d’Aghbalou, on y lit toujours en lettres arabes Beni Hamdoun et Bahalil. À Saharidj c’est le même topo. Les plaques indiquant les localités de Beni Oualbane, Beni Hamad, Ouled Ali Outemim, Belbara et Iwakuren, cela pour ne citer que les panneaux indicateurs des ces trois municipalités, ne sont transcrits qu’en langue arabe. Les plaques des frontons des administrations n’ont à ce jour pas été actualisées. Exception faite de trois ou quatre services publics au niveau de la daïra de M’Chedallah, aucune administration publique (APC, bureau de poste, etc. ) ne porte d’inscription en tamazight. Dans cette région, l’on a constaté que ce sont plutôt les particuliers, comme les commerçants, qui ont introduit tamazight sur les façades de leur commerce pour indiquer leurs activités. Dans la ville de Bouira, certaines administrations ont récemment introduit tamazight. Les plaques indiquant Algérie Poste, Algérie Télécom, l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, le siège de la wilaya, l’ODEJ, la DJS et la direction des affaires religieuses sont désormais transcrites dans le deux langues, l’arabe et tamazight.
O. S.
