Si les ministères du Commerce et de l’Agriculture ont assuré que les prix des fruits et légumes allaient connaître une baisse pendant ce mois de Ramadhan, force est de constater qu’il n’en est rien pour le moment.
Au dixième jour du mois de Ramadhan, les prix sont toujours en hausse. Lors d’une virée au marché des fruits et légumes, il a été constaté des prix hors de portée. La tomate, qui se vendait avant le mois sacré entre 50 et 70 dinars, est affichée entre 120 et 160 dinars, le poivron entre 110 et 140 dinars, les haricots verts à 250 dinars, la laitue et la betterave à 100 dinars, la courgette entre 120 et 180 dinars… Soit des prix multipliés par deux, voire par trois. Sur les étals, les fruits ne sont pas en reste. La pastèque est proposée entre 50 et 80 dinars le kilo, le melon à 170 dinars le kilo, la pêche entre 120 et 170 dinars, les nèfles entre 120 et 220 dinars, alors que l’orange est affichée entre 280 et 400 dinars. Selon les commerçants, les clients n’affluent plus au marché comme auparavant. «Avec un salaire de 150 000 DA, on ne peut pas faire vivre une famille de cinq personnes. C’est trop cher !», constate un retraité. S’agissant, par ailleurs, des viandes rouges, denrée incontournable à pareil mois, 1 500 DA/kg sont affichés aussi bien pour la viande bovine qu’ovine. D’ailleurs, même le prix du poulet a connu une hausse. Proposé peu avant le mois de carême à 250 dinars le kilo, il est vendu, aujourd’hui, à 300 dinars. C’est dire que la ménagère ne trouve plus quoi mettre dans sa marmite. A noter que la seule baisse enregistrée jusque-là depuis l’arrivée du mois sacré concerne la sardine. Celle-ci est, en effet, cédée entre 200 et 100 dinars. D’ailleurs, des chaînes sont visibles devant les quatre poissonniers de la ville. «A défaut de viande rouge, on mangera de la sardine», dit un passant. A noter que le marché dit «Souk Errahma», qui devrait se tenir au stade communal tout au long de ce mois, n’est toujours pas ouvert. «On nous a dit qu’il ouvrira à partir de ce jeudi, mais rien n’est encore sûr», répond un citoyen accosté devant cette enceinte.
Amar Ouramdane
