Hausse vertigineuse des prix des produits carnés

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à l’instar des autres localités de la wilaya, Tazmalt n’échappe pas non plus à la cherté des produits de première nécessité qui ont enregistré une augmentation sensible des prix. Tous les produits qui entrent dans la confection de la chorba et autres plats et entremets cuisinés durant le mois de Ramadhan ont connu une hausse de leur prix. A commencer par les légumes et les fruits devenus, pour la plupart inaccessibles aux petites et moyennes bourses. Les prix sont passés du simple au double, voire au triple, et ce en l’espace de quelques jours seulement, soit à la veille de l’entame du mois de Ramadhan laissant les ménages sur le carreau ! «C’est devenu une habitude fâcheuse chez les commerçants qui accompagnent notre jeûne de cherté !», s’exclame un père de famille de Tiouririne. Pour leur part, les produits carnés ont «emboîté» le pas aux légumes et fruits en enregistrant de fortes hausses de leurs tarifs. D’aucuns n’arrivent pas à s’expliquer le renchérissement de la viande rouge, notamment ces derniers jours. «La viande rouge est devenue carrément inaccessible. Avec 1 200 da/kg pour le veau, c’est vraiment la galère ! Il y a quelques mois de cela, la viande de veau était à 950 da, c’est à n’y rien comprendre !» fulmine un autre chef de famille de Tazmalt-ville. En effet, comme l’a souligné notre interlocuteur, les produits carnés se sont renchéris dernièrement sans qu’on sache les vraies raisons. La spéculation et le gain facile sont peut-être la seule explication. En tout cas, ce sont les ménages qui payent les conséquences de la voracité des vendeurs et de l’anarchie d’un marché où le contrôle des prix et la répression des fraudes sont aux abonnés absents. La viande de l’agneau a «pris le large» avec des tarifs atteignant les 1 400 à 1 500 da/kg. La viande du bœuf n’est pas en reste puisqu’elle est affichée à pas moins de 1500 da/kg ! De quoi donner le tournis aux ménages qui ne savent plus où donner de la tête. Avec cette cherté «insolente», les citoyens à faibles et moyennes bourses n’avaient qu’à se rabattre sur la viande blanche pour «sauver les meubles». Mais le poulet s’est aussi laissé «pousser des ailes» pour caracoler à 370-380 da/kg. «Et dire qu’il reste encore la fête de l’Aïd», marmonne un père de famille de Rodha.

Syphax Y.

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