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Une filière qui a le vent en poupe

La seconde édition du Salon international de l’industrie du bois, « Expobois 2006 », qui se déroule actuellement du 01 au 04 avril au Palais des expositions des Pins maritimes (Alger), intervient dans un contexte marqué par une demande grandissante pour cette matière, due aux besoins importants du fait du lancement de milliers de chantiers de construction tous azimuts à travers tout le territoire national. Ce n’est pas fortuit, si Expobois 2006, a retenu le thème : « Le bois dans la construction ». Dans son éditorial, Mohamed El Hanni, directeur de Capedes, la société organisatrice de cette manifestation, a écrit à propos de la première édition du Salon, dans le catalogue de l’exposition, « Expobois 2005 a donc ouvert la voie et a fait découvrir aux partenaires, de réelles perspectives d’affaires dans un marché où les besoins en la matière sont immenses ». La version 2006, va, soutient-il, confirmer tout cela, puisque selon lui, les moyens seront mis en branle pour favoriser la prise de contact entre les professionnels pour des échanges d’expérience, de technologies, la mise en relation d’affaires entre les opérateurs nationaux et étrangers…Le salon tend également à faire connaître les métiers de l’industrie du bois dans une perspective d’investissements dans le domaine.Tous les métiers de l’industrie du bois sont représentés à ce salon : les pépinières, les exploitation de fôrets, la transformation du bois, les scieries, la menuiserie générale, l’ébénisterie, la construction en bois… Granville Bois est une entreprise française créée en 2003, et spécialisée dans l’exportation de sciages, principalement chêne et hêtre, pour la construction et la menuiserie. Elle propose des produits comme les grumes et des services, tels que le rabotage le séchage, l’étuvage… « C’est notre première participation à cette manifestation. Nous sommes actuellement en phase de prospection pour trouver un partenaire local plus connaisseur du marché algérien pour d’éventuels investissements », nous confiera la responsable du stand, qui dénotera à l’occasion l’intérêt que suscite le marché algérien au sein des industriels français. Les fabricants de machines industrielles destinées à l’activité du bois, sont également présents à ce rendez-vous. Ils sont venus présenter les dernières technologies en matière de machineries pour menuiseries, ébénisteries et autres, en quête de clients et de partenaires en Algérie.Chebec est une unité industrielle privée spécialisée dans la fabrication de fenêtres en bois. Elle nous vient de Tunisie. Son représentant nous dira également qu’ils recherchent un partenaire local pour développer l’activité en Algérie. « Nous connaissons tous maintenant les projets de l’Algérie dans le domaine de la construction », nous lance-t-il, un peu comme un justificatif de cette ambition. Le secteur national a été également représenté par quelques sociétés, qui sont plus versées dans l’importation des produits de bois et dérivés.

Besoins nationaux en bois : les étrangers flairent le bon filonLa manne est là. Les besoins nationaux actuels en bois, sont plus importants que jamais. Cette attractivité n’a pas échappé au flair des opérateurs étrangers, qui se sont déplacés en force cette année, notamment les professionnels français du bois, qui étaient plus d’une trentaine à prendre part à Expobois 2006 -pour la première fois pour une partie d’entre eux- sous la bannière de la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie. Tous les exposants que nous avons interrogés ont confirmé les potentialités qu’offre le marché local, en matière de bois et dérivés. Pour preuve, l’édition de l’année dernière a été marquée par l’intervention du ministre de l’Industrie, El Hachemi Djaaboub (Actuellement ministre du Commerce), lors de l’inauguration du salon, qui n’a pas hésité à évoquer l’idée de la réalisation d’une partie du programme de 1 million de logements, en bois. Expobois 2006 intervient également au moment où l’industrie du liège en Algérie connaît une baisse de production. Elle est passée de 120 000 quintaux, il y a quelques années, à 95 000 quintaux actuellement. Les pouvoirs publics veulent revigorer l’activité, à travers le Plan national de reboisement. Ce plan prévoit également, selon le directeur général des fôrets, qui s’exprimait, il y a quelques jours sur les ondes de la Chaîne III, le lancement de la production de bois en Algérie avec un programme pilote de 300 000 hectares de fôrets. L’Algérie n’étant pas un producteur de bois, ni aucun pays d’ailleurs du bassin méditerranéen.

Elias Ben

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