Le programme spécial Ramadhan lancé

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Comme chaque Ramadhan, la direction de l'hôpital Krim Belkacem de Draâ El-Mizan lance un programme spécial mois de carême. À cet effet, des campagnes de collecte de sang et de circoncisions collectives ont été lancées.

L’opération de don de sang a été lancée le 25 mai dernier. «Nous avons reçu, lors de la première action organisée vendredi dernier, des dizaines de donateurs. Aussi, il est programmé deux autres opérations le 1er et le 9 juin prochain», confiera une source proche de cet établissement de santé publique. Et de poursuivre : «Durant le mois sacré, nombreux sont les donneurs qui font don d’un peu de leur sang. C’est une façon de renflouer nos banques de sang. Nous avons aussi un programme qui s’étale sur toute l’année avec, notamment, les journées dédiées au don de sang telles la Journée nationale et la Journée maghrébine de don de sang. Nous ne manquons aucune occasion car nous avons souvent besoin de sang, d’autant que notre hôpital reçoit des malades non seulement de la daïra mais aussi des wilayas limitrophes telles Bouira et Boumerdès». L’opération de don de sang se déroule durant la nuit, juste après la rupture du jeûne. À cet effet, une équipe de médecins et de paramédicaux a été mobilisée. Pour la deuxième partie du programme qui est la campagne de circoncision collective, une quarantaine d’enfants issus de la commune de Draâ El-Mizan ont été circoncis le week-end dernier. Les autres communes, à savoir Frikat, Aït Yahia Moussa, Aïn Zaouia et les communes de la daïra de Tizi-Gheniff, vont elles aussi bénéficier du même programme. Ainsi, pour ne pas perturber les services de chirurgie, la direction de l’établissement a programmé ces opérations les fins de semaine. À noter que chaque année, pas moins de 200 enfants issus de familles démunies et nécessiteuses sont gracieusement circoncis. Les APC contribuent à ce programme par l’achat de certains produits pharmaceutiques. Depuis le drame survenu en 2005 à El-Khroub (Constantine) où des enfants avait été mutilés, le ministère de la Santé de l’époque avait interdit les circoncisions collectives ou individuelles si celles-ci ne répondaient pas aux dispositions réglementaires de l’instruction ministérielle N°006 du 5 juin 2006. En somme, cet acte chirurgical doit être accompli par un chirurgien dans une structure de santé publique ou privée. À préciser que le bistouri électrique est désormais interdit. L’hôpital dispose de blocs opératoires répondant aux normes de sécurité requises. De ce fait, ces dernières années, les familles ont pleine confiance en les intervenants dans cet acte.

Amar Ouramdane

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