L’enfant vaut bien une journée

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Par S. Ait Hamouda

Hier c’était ta fête, du moins elle t’est consacrée, elle est à toi. Le 1er juin c’est la Journée mondiale de l’enfance, ainsi l’a décidé l’ONU le 20 novembre 1989. Cette date coïncide avec l’adoption par cette organisation des dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant avec le soutien de l’Unicef. Chez nous, on célèbre cet événement comme le reste du monde, parce que l’Algérie a paraphé tous les actes, protocole et engagement ayant un lien avec ce qu’attend l’enfant des adultes et des États qui le gouvernent. Cela, au-delà des obligations des parents vis-à-vis de la scolarité, des soins multiformes, de la nourriture à donner à leurs progénitures. Il est incontournable que l’enfance doit puiser le savoir, la connaissance, le respect de ses parents et d’autrui. En échange, la société doit mettre à sa disposition tout ce dont il a besoin pour bien grandir, bien assimiler la citoyenneté et être un élément utile à son pays. Pour l’enseignement, c’est à un enseignement moderne, scientifique, philosophique, spirituel, culturel qu’il est en droit d’attendre des adultes et pas des incantations qui ne mènent nulle part et qui de plus, lui apportent ténèbres, obscurité et aveuglement. Si c’est à une démocratie que l’Algérien aspire, il doit la semé graine après graine, dans la tête de l’enfant. Ainsi, l’enfant saura ce qui est dans son intérêt et ce qui ne l’est pas. On aura beau dire que l’enfant, cet être innocent, ce bout de chou qui n’a rien à voir avec les guerres qui secouent le monde, ce chérubin qui accepte tous les humains quels que soient leur couleur, leur ethnie, leur langue, qu’il est malléable à souhait. Peut-être qu’il se laisse manipuler, peut-être qu’il ferme ses yeux en faisant celui qui n’a rien compris, on riant sous cape. Les enfants, les nôtres, évoquent les fleurs, les beaux oiseaux, les champs luxuriants, les montagnes, les oueds, la mer parce qu’il y trouve son pays et parce que son pays le lui rend bien…

S. A. H.

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