Si le comité local du CRA n’a pas pu ouvrir son restaurant, l’association religieuse de la mosquée de Sanana le fait pour la cinquième année pour accueillir, non seulement les familles démunies, mais aussi les passagers transitant par la ville, tout comme les ouvriers des chantiers de logements et de la pénétrante de l’autoroute Est-Ouest. Ce Ramadhan, en plus des donateurs et bienfaiteurs locaux, on note la contribution du groupe turc détenteur du projet de la pénétrante suscitée. «Le groupe One a mis à notre disposition quatre-vingts kilos de viande rouge et un quintal de viande blanche, ce qui nous a comblés. Pour les autres produits, nous recevons chaque jour des dons. L’opération a été lancée le premier jour du mois de carême et elle se poursuivra tout le mois», nous confiera, d’emblée, M. Mohamed Bouguetaya, chargé de la gestion de ce restaurant. De son côté, le patron de «l’Escale» est très content de mettre au service des nécessiteux et des familles démunies, durant ce mois sacré, non seulement son local, mais aussi son personnel, notamment, les cuisiniers et toute la logistique. «Dès qu’on me sollicite, je réponds présent sans le moindre prétexte», nous dira-t-il. A l’intérieur de la salle, M. Karim Limane, un autre volontaire, nous fera visiter la cuisine et assister à la mise en place des couverts. «Nous servons quotidiennement environ 100 repas à emporter et autant dans la salle. Le menu change quotidiennement, contenant toujours de la viande ou de poulet, un repas complet composé d’une chorba, un plat et un dessert. Avant la rupture du jeûne, des volontaires servent déjà les repas à emporter, pendant que d’autres interceptaient les automobilistes et routiers de passage. «C’est toujours une grande ambiance. Jusqu’au quinzième jour, nous avons déjà servi plus de 3000 repas», nous apprendra l’un des bénévoles. Pour M. Bouguetaya et ses collaborateurs, l’ouverture de ce restaurant a soulagé des centaines de personnes, ce mois de piété. «Nous remercions tous les donateurs, les bienfaiteurs et les âmes charitables qui nous font confiance», conclura-t-il. Notre souhait est que la solidarité de ce mois sacré, qui semble définitivement ancrée dans la société, s’étale sur le reste de l’année, ne serait-ce qu’au profit des plus démunis.
A. O.
