Kefrida – L'agriculture délaissée

Connue depuis fort longtemps pour être une terre fertile par excellence, de par son emplacement géographique et son climat souvent humide, la localité de Kefrida, dans la commune de Taskriout, demeure pourtant inexploitée. Si certains propriétaires habitant les alentours de la région essayent, tant bien que mal, de faire valoir leurs biens terriens, en cultivant de petites parties chaque année, plusieurs d’entre eux ont abandonné leurs champs pour longtemps, donnant l’impression que ces parcelles ne relèvent pas du domaine privé. Du point de vue général, il y a beaucoup de facteurs qui dissuadent les paysans à pratiquer l’agriculture à Kefrida. Mais la raison principale n’est autre que l’éloignement. En effet, plusieurs citoyens de la commune d’Aït-Smaïl, possédant des étendues de terre cultivable plus ou moins vastes à Kefrida, ne s’y rendent que durant la période de cueillette des figues, alors qu’au moment de la fenaison, l’on oublie carrément qu’on possède une parcelle quelque part dans la région. «Il est vrai que la pratique de l’agriculture ici à Kefrida n’est pas évidente pour les gens qui n’y habitant pas. D’abord, c’est sa localisation géographique qui pose moult problèmes aux paysans, avec notamment ses chemins escarpés et dangereux. D’autres évoquent le problème d’eau. Durant l’été, la majorité ne parviennent que difficilement à arroser leurs champs comme il faut», se désole un habitant de Kefrida. Et de poursuivre: «Bien que, par rapport aux années précédentes, lors desquelles il n’y avait ni routes ni moyens de transport, la chose n’est pas aussi dure qu’elle ne paraît l’être. Mais malgré cela, nos aïeuls avaient défié la chaleur et la distante», conclut-il.

M. K.