Larbaâ Nath Irathen – Les nuisances sonores prennent de l’ampleur

Ces dernier temps, à Larbâa Nath Irathen, se reposer ou piquer un petit somme chez soi, après une journée de travail harassante, caractérisée par des températures élevées de surcroît, relève tout bonnement de l’impossible, eu égard au bruit assourdissant des motocyclettes, parcourant les diverses ruelles de la région. En effet, depuis quelques jours déjà le sujet des discussions tourne autour de ces nuisances sonores, de plus en plus récurrences en période nocturne. Celles-ci sont devenues beaucoup trop gênantes, tant elles perturbent le sommeil jusqu’à provoquer des insomnies pour certains. «Personne n’échappe à ce vacarme : hommes, femmes, vieux et même les bébés. On en souffre ! C’est à croire que ces motards choisissent la nuit spécialement pour priver les gens de leur sommeil. Par groupe, ils se donnent rendez-vous pour faire le tour de la localité. Le bruit qu’ils provoquent retentit à des kilomètres. Même les villages limitrophes n’y échappent pas et en souffrent aussi. Et cette mascarade se renouvelle chaque jour, et dure jusqu’à des heures tardives de la nuit», se plaint un senior. Effectivement, depuis que la chaleur s’est pointée, les motos de différents cylindres ont fait leur apparition, au grand désarroi de la population locale. A longueur de journée, ces voltigeurs s’affichent avec leurs grosses cylindrées et font des va-et-vient incessants, sillonnant les venelles du chef-lieu. «On ne sait plus à quel saint se vouer», déplore une femme âgée, rencontrée au niveau de l’EPSP de la localité. Et d’ajouter : «Je n’ai pas fermé l’œil depuis trois jours. Je ne sais pas pourquoi ces gens (motards, ndlr) font autant de bruit. Ils ne semblent pas se soucier des nuisances qu’ils provoquent, notamment pour les malades et les bébés. C’est à cause d’eux que je suis ici, à l’hôpital, dans l’espoir qu’un médecin me prescrive quelque somnifère, pour que je retrouve, enfin, le sommeil ! C’est impossible de fermer l’œil dans pareilles conditions». Elle conclut : «Je crois que je vais aller me reposer chez des parents, loin de tout ça !».

Youcef Ziad