Le « nettoyage » des oliveraies toujours en cours

Le nettoyage des oliveraies a été entamé depuis plusieurs semaines à Bouzeguène. Les dégâts enregistrés, suite aux intempéries des derniers mois, sont toujours en cours de recensement au niveau de la subdivision agricole locale, puisque des agriculteurs ne cessent de se présenter pour déclarer leurs pertes. La taille des oliviers et le ramassage de leurs branchages endommagés se poursuivront, encore pour quelques semaines, estiment les oléiculteurs. Le travail serait long, car les dégâts sont importants. Dans les cinq communes de la région rattachées aux services agricoles de Bouzeguène, 32% des vergers oléicoles ont été touchés. La commune de Bouzeguène vient en première position en pertes. Le travail des oléiculteurs a été retardé par la persistance du mauvais temps dû aux intempéries dévastatrices. Après l’accalmie, tout le monde s’est mis au travail pour «ne garder que» ce qui est nécessaire. Le travail s’effectue du matin au soir, les premiers bénéficiaires de cette situation sont les propriétaires des tronçonneuses pour la coupe, et ceux des tracteurs agricoles pour le transport. A longueur de journée donc, les coupeurs sont sollicités. Tôt le matin, de nombreuses personnes les attendent afin d’assurer leurs besognes de la journée. Le travail n’est fini qu’à la tombée de la nuit. Pour clore cette opération, un travail de quelques semaines reste encore à effectuer selon des oléiculteurs «la plupart, n’ont pas encore touché aux oliveraies lointaines» affirme un oléiculteur. Malgré le nombre important des coupeurs, tout un chacun a de quoi s’occuper, l’heure de travail étant fixée à 500 DA. Certains se sont procurés ces machines pour l’occasion. Les propriétaires des tracteurs agricoles font la navette tout au long de la journée pour transporter ce que les «coupeurs» ont préparé. Si les oliviers ont été endommagés, et que leur production est compromise pour quelques années, les citoyens qui utilisent le bois de chauffe n’ont pas à se soucier, puisque les stocks sont déjà faits.

N. Boukella