La levée du gel sur certains projets jugés d’importance par le wali de Tizi-Ouzou, concerne également celui du stade inscrit à l’indicatif d’Aïn El Hammam. Pour le moment, aucun choix de terrain n’a été effectué, contrairement au futur hôpital pour lequel une assiette foncière a été dégagée à Agwni N’Teslent. L’importance d’une commune comme Aïn El Hammam, chef-lieu de daïra de surcroît, devrait, de l’avis des habitants et des sportifs plus particulièrement, inciter les responsables à redoubler d’efforts pour la doter d’infrastructures sportives pour répondre au vœu des milliers de jeunes, qui n’ont que de mini-terrains vagues pour s’adonner à leurs sports favoris. Les efforts de certains villages de procéder à des terrassements devant servir de terrain de football sont loin de répondre à la demande. Les dimensions des «stades» se résument souvent à celles d’un terrain de basket-ball. «C’est mieux que rien», disent, toutefois, les jeunes footballeurs qui ont la soif de taper dans un ballon sur un terrain répondant aux normes de cette discipline. A Taourirt, le terrain de sport a rassemblé plusieurs villages dans un tournoi, qui a duré jusqu’à la veille de l’Aïd. Cependant, les équipes n’étaient pas composées de onze joueurs sur le terrain, mais de six, dimensions réduites du stade obligent. Face à cette situation, les jeunes des villages déshérités n’ont d’autre choix que de se déplacer, parfois sur plus de dix kilomètres, afin de se rendre au stade de l’Oued El Djemaâ ou dans n’importe quelle commune qui consente à les accueillir pour une rencontre. Il est vrai que l’ex-Michelet dispose, depuis peu, d’une salle omnisports réservée aux sports de combat et au handball, mais les footballeurs de la région se disent abandonnés à leur propre sort. Si les assiettes de terrain sur lesquelles un stade peut être érigé existent bien à l’ex-Michelet, elles relèvent, cependant, du domaine privé. Pour éventuellement envisager d’implanter un terrain de football, l’État doit «mettre la main à la poche» et payer en conséquence. Même si cette option est retenue, elle aura peu de chances d’aboutir vu que les indemnisations, peu importantes, proposées par les services des domaines ne seraient pas acceptées par les propriétaires terriens.
A. O. T.
