Les malades mentaux prolifèrent

Le nombre de malades mentaux qui sillonne les artères de nos villes de jour en jour est impressionnant pour le visiteur qui s’aventure dans cette localité, et la ville de Bouira est l’une des régions qui n’est pas épargnée par ce phénomène. Un phénomène qui touche même les communes rurales. En fait, c’est le cas de la localité d’Ath Laâziz où le nombre des malades mentaux prolifère. Le visiteur de ladite commune constatera, sans aucun doute, le nombre des mendiants qui parcourent les villages de la commune. Amen Greur est un hameau situé au centre de la municipalité et qui se distingue ces derniers temps par ce phénomène. Ils ne sont pas agressifs mais sont très sales et tous, sans exception, sont originaires de la commune. Ils passent leur journée dans les cafétérias des villages. Le même constat peut se faire au village de Malla, l’une des localités qui compte plus de 3000 âmes. La misère sociale et le chômage ainsi que les déceptions sont souvent à l’origine de cette déchéance. Face à cette rude situation de nombreux citoyens s’interrogent sur le rôle des autorités concernées pour la prise en charge des malades mentaux. « On dirait que personne ne se soucie de ces malades… « , révèle un citoyen à Amen Greur, avant d’enchaîner : « Ils vivent avec nous, nous devons les aider ». Sans doute, la société civile a sa part de responsabilité vis-à-vis de cette tranche marginalisée. Dans la commune d’Ath Laâziz, on note qu’aucune association n’active pour apporter un semblant de bien être au profit des droits des malades mentaux. Il est temps que la DAS et la DSP de Bouira prennent toutes les mesures nécessaires afin de prendre en charge les malades mentaux vers les structures adéquates. Par ailleurs, la ville de Bouira, chef-lieu de wilaya n’est pas épargnée par ce phénomène puisque ses artères et places publiques sont squattés par des dizaines de malades mentaux qui, eux, représentent une menace pour la sécurité des citoyens. Même constat sur la RN05 où des dizaines de malades déambulent quotidiennement. Les pouvoirs publics doivent se pencher sérieusement sur ce problème en lançant un plan d’urgence pour la prise en charge de cette frange de la société, laquelle demeure toujours marginalisée.

A. Fedjkhi