Avec le retour des beaux jours, les cigognes ont refait leur nid sur les édifices haut perchés. Au chef-lieu de la commune de Chorfa, ces grands échassiers ont réinvesti les pylônes électriques. Ces aires sont généralement construites avec des branchages et garnies de duvet et d’un tapis d’herbes sèches, ce qui risque de créer des courts-circuits. L’on entend souvent le crépitement provoqué par la friction des fils électriques mis à nu par les branchages tombés des nids. Ces courts-circuits surviennent notamment durant les orages d’été. Cela pourrait même être à l’origine de départ d’incendie et par la même de panne de courant dans les foyers. Ces défauts dans le circuit pourraient représenter un danger sur la population et les routiers allant ou venant de Béjaïa, sachant que le boulevard central du chef-lieu est un tronçon de la RN15, où les marchands de l’informel proposent des fruits et légumes sur les deux accotements de ladite route. À chaque fois qu’un court-circuit se produit, la protection civile intervient pour éteindre le feu et les services de dépannage de la SDC s’occupe de réparer les dégâts causés sur les réseaux électriques. Au chef-lieu de la commune d’El Esnam, l’on a procédé à la destruction des nids de cigognes durant la période de migration, vers la fin de l’automne, pour minimiser les dégâts sur les lignes électriques. Des départs d’incendies avaient été enregistrés à Chorfa et à El Esnam mais sans causer de réels dégâts, sinon celui d’endommager les fils électriques. L’incendie qui s’était déclenché sur une ligne de moyenne tension, à El Esnam, il y a quelques années a été spectaculaire. Il a fallu fermer la RN5 pour faciliter le passage des pompiers pour éteindre le feu.
Oulaid Soualah
