Une bonne récolte attendue

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Le tabac d’Aït Smaïl a de tout temps été une référence, voire un label de qualité qui a traversé les frontières de kabylie.

La commune, a toujours été connue pour la culture de cette plante. Ainsi, à la faveur des pluies qui se sont abattues le mois de mai dernier, certains agriculteurs prévoient, d’ores et déjà des récoltes relativement satisfaisantes pour cet été. Durant les marchés hebdomadaires qui s’organisaient autrefois à Ait-Smaïl et ailleurs, les marchands vendent des quantités considérables de ce tabac, dont la célébrité a traversé les frontières de la Kabylie. Certains d’entre eux, furent arrivés à signer des contrats moraux avec d’autres commerçants et agriculteurs des régions lointaines, consistant à offrir de grosses quantités de ce tabac, en échange avec moult denrées alimentaires, peu productives à Ait-Smail. D’ailleurs, rares étaient ceux qui n’avaient pas entendu du tabac d’Ait-Smaïl, à telle enseigne que des jeunes d’autres localités ont reçu l’information via leurs pères et leurs grand-père. À cause justement de cette aura dont bénéficie ce tabac, certains l’ont déjà étiqueté. En le sentant, ils arrivent à deviner s’il s’agit du tabac d’Ait-Smaïl ou pas. Bien que, pour beaucoup, ça ne dépend pas uniquement de la qualité de ce tabac, généralement très bonne, mais aussi de la façon de le cultiver et de l’entretenir. « Il y a une époque, les habitants de la région gagnaient leur vie uniquement grâce au tabac. Tellement ils y avaient trouvé du bénéfice, ils cultivaient tous leurs vastes champs presque en tabac ». Témoigne un habitant. Un autre citoyen, sexagénaire, se souvient des modalités dans lesquelles se déroulaient la vente du tabac qu’ils cultivaient. « Je me souviens comme si cela datait d’hier, lorsque j’accompagnais mon père à Taberrakt, située à Bordj Mira, où l’on vendait notre produit. Tout était organisé, car tout cultivateur de tabac devait présenter ses papiers prouvant son activité. Dès lors, un preneur agréé vient acheter toute la quantité que vous proposez. C’était la belle époque », se souvient-il.

M. K.

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