La sardine remonte à 400 DA

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La sardine qui garnissait les tables des familles à moyens ou faibles revenus n’est plus le met du pauvre, au vu des coûts brûlants qu’affichent les poissonniers depuis quelques mois déjà. Après un mois de Ramadhan lors duquel il été cédé à quelque 200 DA, ce poisson a repris sa courbe ascendante, à la déception des amateurs de ce produit hautement nutritif. C’est du moins ce qui a été constaté au marché hebdomadaire et chez quelques poissonniers de la localité de Larbaâ Nath Irathen, ces derniers jours. Ce produit halieutique s’y négocie, donc, entre 300 et 400 DA. Un coût, bien entendu, trop cher pour la majorité des chalands, qui se recrutent parmi la classe modeste, surtout quand on sait que le porte-monnaie a été suffisamment mis à rude épreuve par les dépenses onéreuses du mois de Ramadhan et la fête de l’Aïd el-Fitr, qui s’en est suivie. Un achat que la plupart des ménages se passerait, donc, bien, bien que ce poisson soit réputé pour ses vertus et bienfaits nutritionnels. «Les bouchers proposent de la viande sans os à raison de 1 500 DA/kg. C’est à tomber à la reverse ! Les légumes? Même topo, surtout à l’approche des fêtes, cela sans parler des fruits, de saison ou autres, qui sont tout bonnement hors de portée. Devant cette flambée des prix tous azimuts, on croyait qu’il nous restait la sardine, mais voilà qu’on constate, à nos dépens, que cette denrée, de mauvaise qualité de surcroît, ne veut pas descendre de la barre des 400 DA ! A ce rythme, nos repas ne contiendront aucune substance carnée», tonne un trentenaire. Une mère de famille, visiblement très remontée contre les prix que pratique un vendeur ambulent, lui lança : «Il est inutile de chercher à justifier ces hausses, on ne la connaît que trop la chanson. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous l’écouliez à moins de 200 DA pendant le Ramadhan et à raison de 400 dinars maintenant ? 200 DA de différence, c’est énorme !». Dans ce marché où la grogne des clients est essentiellement due aux cours donnant le tournis, certains n’omettront pas de pointer du doigt les conditions d’hygiène, «laissant à désirer» dans lesquelles se vend ce produit facilement périssable, sachant que la réglementation interdit toute vente de produit de mer après 10 heures.

Youcef Ziad

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