Les épreuves du Baccalauréat, session juin 2018, ont pris fin hier, à travers le territoire national.
Un climat de soulagement régnait hier aux alentours des centres d’examen. Au dernier jour des épreuves, les candidats de la filière langues étrangères ont planché sur l’épreuve de langues allemande, ou espagnole, alors que ceux de la filière des Sciences expérimentales ont abordé les épreuves de physique et de philosophie. Fini le trac, place au stress de l’attente des résultats qui seront divulgués vers le 20 juillet prochain. Les sujets étaient abordables pour la plupart des candidats interrogés devant les différents centres d’examen de la capitale. En dépit des mises en garde du ministère de l’Éducation et du délai d’une demi-heure accordé aux retardataires, près de 202 candidats aux épreuves du baccalauréat, ont été exclus au niveau national pour cause de retard, les trois premiers jours de l’examen. Le ministère de tutelle a aussi recensé «353 cas de triche, dont 83% des candidats concernés par cette fraude sont des candidats libres. 202 candidats ont été exclus durant les trois premiers jours de l’examen à cause de leur arrivée aux centres d’examen au-delà de 08:30, et 80% parmi eux sont des candidats libres», a déclaré à l’APS le chargé de communication du ministère, Abdelkrim Kadourli. Il a signalé en outre, «la non exclusion de 40 427 candidats retardataires n’ayant pas dépassé la demi-heure, soit 5,69% des candidats au baccalauréat». Selon la même source, «ce nombre représente les retardataires arrivés aux centres de déroulement d’examen entre 8h et 8h30, soit avant la distribution des sujets du baccalauréat où le candidat a le droit de poursuivre ses examens». Concernant les absences et retards, le ministère avait appelé tous les candidats à rejoindre les salles d’examen une demi-heure au moins avant le début des épreuves. Il convient de rappeler que pas moins de 709 448 candidats passent depuis mercredi dernier les examens du bac dont 40% de candidats libres. Les épreuves du BAC ont été marquées cette année par l’interruption du service internet pendant une heure, et ce avant le début de chaque épreuve. En dépit de cette mesure, le sujet de langue arabe a été publié sur les réseaux sociaux, quelque minutes après la remise en marche de la connexion au premier jour de cet examen décisif. La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a reconnu que les sujets de langue arabe ont été mis en ligne sur les réseaux sociaux, après la remise en marche de la connexion. Elle a, à cet effet, tenu à assurer qu’une enquête sera ouverte pour identifier les auteurs de ces fuites.
L. O. CH

