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Le maire menace de recourir à la justice

Cela fait cinq mois que les habitants du village Agueni N’Sihel ont fermé la décharge communale de Barbacha.

Et la situation empire de plus en plus, notamment avec l’arrivée de la saison estivale et l’entassement des ordures dans plusieurs endroits de la localité. Cet état de fait a poussé le P/APC de cette commune à faire une proposition unique en son genre aux habitants du village Agueni N’Sihel. Ainsi et lors d’un meeting populaire tenu samedi dernier au chef-lieu communal, le maire Mohand Sadek Akrour avait proposé, devant plusieurs citoyens, de se retirer de la tête de l’APC contre la réouverture de la décharge : «Libérez l’accès de la décharge pour nous permettre de ramasser toutes ces ordures et déchets de nos villages et quartiers et vous aurez ma démission du poste de maire», a-t-il dit à l’intention des habitants du village Agueni N’Sihel, ayant procédé, pour rappel, à la fermeture de la décharge communale au début du mois de février dernier. Interrogé sur le but de sa démarche à l’issue du meeting, le P/APC de Barbacha dit vouloir répondre à certains de ses détracteurs, qui, selon lui, «ne cherchent que sa tête». Notre interlocuteur trouve, d’autre part, tout à fait normal de démissionner si cela constitue la seule issue à cette crise aux conséquences graves. En d’autres termes, il veut littéralement dire que le problème est de taille et doit se régler dans les plus brefs délais. Non sans écarter l’option de recourir à la justice, le P/APC veut encore jouer la carte de l’apaisement pour que «le linge sale soit lavé en famille». Bien que le P/APC ait «redoublé d’efforts en privilégiant le dialogue avec les auteurs de cette fermeture», ces derniers campent toujours sur leur position. «Une position, insistent-ils, scellée et non négociable». Pourtant, l’édile communal dira avoir proposé plusieurs solutions déjà aux habitants d’Agueni N’Sihel, applaudies par beaucoup d’associations locales, mais en vain. Il s’agit, entre autres, de reconnaître le caractère sauvage de la décharge communale avec la promesse de sa fermeture définitive d’ici la fin de l’année, le temps de mettre en œuvre un projet de création d’une décharge contrôlée ou d’un centre de tri, étant donné que la direction de l’environnement de la wilaya a donné son aval pour son financement. A cette promesse, s’ajoute celle portant sur les aménagements immédiats, pour renforcer le contrôle de la décharge. Avec tous ses engagements, le maire n’a pas pu convaincre les antagonistes ni les dissuader de surseoir à leur décision. Le P/APC, qui dit avoir usé toutes les solutions pour arriver au dénouement de cette situation, rappelle que l’autorité locale se réserve le droit de recourir à d’autres moyens légaux, pour faire sortir la commune «de cet embarras».

Nadir Touati

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