Par Sadek Aït Hamouda
L’agriculture, c’est ce qui nourrit le monde. C’est ce qui lui assure de subsister à l’aise, loin de la famine. L’agriculture, au-delà de l’autosuffisance, c’est assurer un modèle en tout lieu, en toute circonstance, la nourriture pour les générations à venir et restante, ad vitam aeternam. Il n’empêche que chez nous, elle vacille entre le zist et zeste. Il n’en demeure pas moins qu’elle est notre unique raison de vivre. Qu’il y ait les énergies fossiles ou tout autre produit industriel, elle reste la seule à garantir la vie, pour tout le monde. L’agriculture, c’est là où les autres pays nous attendent et ils peuvent, à cet égard, nous faire du chantage, nous rendre dépendants et profiter de notre faiblesse dans ce domaine. Il est des conjonctures où le fellah, dépourvu de génie, fait comme si des techniques de fertilisation des terres, connues et moins connues, ne sont faites que pour les autres. Certes, il arrive que l’on exporte les produits agricoles, c’est une bonne chose, mais on peut se demander à quoi est dû le retour des chargements de pommes de terre et d’autres fruits et légumes de notre terre. On dit que c’est aux pesticides, à l’interruption de la chaîne de froid, et tutti quanti, mais qu’à cela ne tienne, l’Algérien, c’est connu, il aime sa terre, et il l’aime bio, il n’a pas besoin de pesticides, ni de ce qui ressemble à tous les «chimiologies» existantes. Ses produits sont sains. Mais quand on récolte les agrumes, les légumineuses, les dattes… hors de la norme algérienne, il se peut que l’on se trompe de formule. Le Sud est pour le pays une manne agricole incommensurable, c’est notre grenier et notre grange, il faut tout simplement le mettre en valeur. Il est notre trésor. Son sol est rempli d’ineffables gisements, pas seulement dans son sous-sol. Il est un vecteur de richesse et de beauté sublime. Il est aussi le seul terreau à la générosité grande et au don, disons incroyable. Notre agriculture est si bonne et tant pis pour ceux qui sont contre.
S. A. H.
