La révolte des habitants de Tiazibine

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Le village Tiazibine, situé sur les hauteurs du chef-lieu de la commune de Barbacha, croule sous les immondices depuis la fermeture de la décharge communale, il y a plus de cinq mois.

Une situation jugée «intenable» par les habitants qui ont exprimé leur courroux, en recourant, mardi dernier, à la mise sous scellés des sièges de la daïra et de l’APC et au blocage du marché hebdomadaire. Selon les protestataires, les déchets et ordures s’entassent dans un endroit depuis des jours, voire des semaines, à l’entrée du village et seraient à l’origine de la contamination d’une source d’eau, située à moins de 5 mètres de ce dépotoir d’ordures. «Nous avons des résultats d’analyses révélant la contamination de la source du village, l’unique point d’eau douce de tout le patelin», clame un représentant du comité du village en question. Selon les villageois, c’est là la goutte qui a fait déborder le vase, puisqu’outre le foisonnement des déchets, ils sont contraints, désormais, de faire des pieds et des mains pour s’approvisionner en eau fraîche de source. Les contestataires s’alarment sur ce «désastre écologique», qui menace désormais leur santé, avec le risque accru des MTH. «En attendant les autres résultats des prélèvements effectués, nous avons décidé de fermer la source jusqu’à nouvel ordre», indique un citoyen. Il était aussi question, selon certains habitants, d’une rencontre avec le maire de la localité, jeudi dernier. Un conclave qui devait déboucher sur une solution, avec l’organisation d’une campagne de nettoyage. «Mais, regrettent nos interlocuteurs, le maire a brillé par son absence». En tout état de cause, la situation dans cette municipalité est plus qu’inquiétante, car les ordures envahissant tous les coins et bordures des routes, si bien que la rue gronde de jour en jour. A rappeler que le maire de la localité, tentant de trouver un dénouement, est allé jusqu’à proposer sa démission, en échange de la réouverture de la décharge communale, dont l’accès est toujours bloqué par les habitants d’Agueni N’Sihel. Cela explique, on ne peut mieux, la complexité de cette crise qui secoue la commune. La colère des habitants de Tiazibine n’est qu’un extrait du malaise général que vit toute la population de Barbacha suite à cette impasse affrontée désespérément par les responsables locaux. Ainsi, devant l’entêtement des habitants d’Agueni N’Sihel, qui ne veulent plus de cette décharge sur leur territoire, étant une source de pollution, les responsables locaux se trouvent entre le marteau et l’enclume.

Nadir Touati.

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