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“Plus de 50 terroristes sur le point de se rendre”

l Entre fin septembre 2005 et fin mars 2006, 15 terroristes se sont rendus aux services de sécurité de Boumerdès, a indiqué le procureur général près la cour de ce département, Medjreb Daoudi, lors d’un point de presse qu’il a organisé hier au niveau de l’instance judiciaire précitée. S’adressant aux journalistes et correspondants locaux, le même magistrat signalera que 45 éléments des groupes armés sont sur le point de se rendre et 8 autres encore manifestent l’indécision quant à leur repentance. Le procureur général près la cour de Boumerdès, qui donne le chiffre de 113 redditions depuis le 13 janvier 2000, date de la mise en branle de la politique de concorde civile, notera également que 364 individus dont 118 détenus pour subversion islamiste viennent de bénéficier des nouvelles dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.Explicitant l’ordonnance 06-01 de l’article 13 du 27 février 2006, mettant en application cette charte, l’orateur précisera que l’extinction des poursuites pénales des terroristes prend effet dès que ceux-ci se présentent aux structures étatiques de sécurité, déposent les différents types d’arme et moyens de communication ou document accompagnés d’une déclaration relative à une telle remise. Un procès-verbal sera aussitôt signé par l’autorité sécuritaire qui les a réceptionnés.L’ordonnance favorisant la réinsertion des terroristes dans la société ne concerne, a-t-il encore expliqué, que ceux ayant déposé les armes avant l’échéance de septembre 2005. Autrement dit, les nouvelles recrues de l’islamisme armé seront juridiquement poursuivies pour crimes volontaires avec préméditation, a-t-il ajouté.Les dites dispositions sont également à l’avantage des terroristes jugés par contumace — qu’ils soient en Algérie ou à l’étranger — pour peu qu’ils rallient l’ordre public et mettent fin à leurs activités subversives. Mais, s’en tenant à l’article 10 de cette mouture juridique, le procureur général près la cour de Boumerdès ne manquera pas de préciser que les terroristes inculpés dans la planification de carnages, d’attentas à l’explosif dans des lieux publics et viols sont exclus de l’actuelle politique de pardon.Enfin, selon le magistrat, les contacts sont toujours en cours avec les familles des terroristes, pour que les groupuscules armés encore en cavale cessent leur subversion.Tous les frais de justice — honoraires de l’avocat, enregistrement de l’acte judiciaire, fridha pour la famille à indemniser — seront pris en charge par les pouvoirs publics, a expliqué l’orateur lors du débat avec la presse.

Salim Haddou

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