« Nous ferons tout pour nous installer en Kabylie »

La Dépêche de Kabylie : Beaucoup a été dit sur ce transfert de l’usine d’insuline prévue au départ à Tizi-ouzou. Quel commentaire en faites-vous aujourd’hui ? ll J’ai toujours dit que j’aurais préféré que cette usine soit réalisée et installée au niveau de Oued-Aissi. Le destin a voulu que ce soit autrement et ce n’est certainement pas la faute à SAIDAL. Parce que dans la société mixte dans laquelle on était avec les deux partenaires étrangers, nous n’étions qu’à 10%, et nous ne pouvions donc pas de ce fait influencer et influer sur le cours du projet. Ce n’est qu’après les tergiversations de ces deux partenaires qui ont reporté à chaque fois la réalisation de ce projet……Allant même jusqu’à annoncer son transfert sur la Tunisie ?ll Exact. Alors, à partir de là, nous avons décidé au niveau du groupe SAIDAL, de réaliser ce projet, seuls. C’est donc un investissement à 100% SAIDAL. Et nous l’avons réalisé à Constantine pour bénéficier de deux aspects : D’abord le local, et ça nous permettait de gagner du temps et de l’argent. Ensuite, on avait la possibilité de nous installer dans une enceinte de SAIDAL parce qu’on avait déjà cette usine du groupe sur place, c’est pour cela qu’on a mené le projet à son bout dans un temps record qui est de 14 mois. Ce qui nous a permis de réduire sensiblement le coût de réalisation. Car il ne faut pas oublier que l’enveloppe fixée initialement avec les laboratoires étrangers, qui étaient avec nous dans la société Aldaph, était dimensionnée pour un investissement de 45 millions de dollars. Aujourd’hui, avec beaucoup moins, soit 13 millions d’euros, nous sommes parvenus à la réalisation du projet qui vient renforcer le potentiel industriel algérien mais qui vient, surtout, mettre sur le marché un produit stratégique qui est l’insuline. C’est certainement une réalisation importante, d’utilité nationale, mais qui n’est pas sans nourrir une petite frustration pour la wilaya de Tizi Ouzou qui a été quelque part privée de l’opportunité d’accueillir l’usine sur son territoire. Votre groupe ne songerait-il pas à une compensation à l’égard de cette wilaya ?ll Moi, j’ai toujours dit que si l’occasion se présentait, il faut faire l’effort nécessaire. Nous sommes en ce moment en train d’exploiter certaines possibilités pour que SAIDAL s’installe dans la région, et nous le ferons. Sous quelle forme envisagez-vous cette installation ?ll Ce sera par l’installation d’une usine de production sur un produit ou des produits qui seraient intéressants pour le marché algérien. Je ne dirais pas par justice, car nous sommes avant tout des opérateurs, des producteurs, mais nous tenons vraiment à nous installer dans la région. Je terminerais en disant que le souci premier de SAIDAL est la citoyenneté de l’entreprise. Nous avons toujours œuvré à ce que nous soyons très proches du malade algérien, très proches de ses besoins, et surtout très proches de ses moyens. Nos produits, et nos entreprises s’inscriront dans cet esprit-là.

Entretien réalisé par D. C.