Dans la vallée du Sahel et à travers toutes les localités de M’Chedallah, le tapis épais et uni de l’herbe s’est complètement asséché. Ce qui constituerait une véritable bombe à retardement qui finirait par exploser. Cet état de fait est la source d’inquiétude surtout des paysans possédant des vergers ou des exploitations agricoles aux bords de ces pistes. Des pistes dont les abords sont envahies par des hautes herbes. La moindre étincelle pourrait provoquer un départ de feu qui risque de s’étendre jusqu’aux forêts traversées par ces pistes envahies par les herbes, faute d’opérations de désherbage. Celles-ci ont été aménagées pour diverses raisons. On y trouve celles ouvertes dans le programme de lutte contre les incendies et dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme. Ou encore celles ayant servi au passage d’ouvrages d’utilité publique tels que les réseaux d’électricité, du gaz naturel et de l’AEP. Ce sont ces dernières qui présentent le plus grand danger de départ d’incendie. La terre étant retournée, comme labourée, elle est devenue fertile. Et avec la bonne pluviométrie de l’hiver et du printemps derniers, ces pistes ont été recouvertes de hautes et épaisses herbes. Les randonneurs et autres amoureux de la nature profitent de ces passages pour se ressourcer. Ces nombreuses personnes qui « fréquentent » la nature pourraient, par mégarde, laisser des déchets et autres débris de verre qui se transforment en loupes accumulateurs de chaleur. Cela pourrait être à l’origine d’un départ d’incendie nourri par ces herbes inflammables et les vents qui balaient la région. Les flammes pourraient même atteindre les terrains agricoles et les agglomérations. Un tel scenario s’était déjà produit durant l’été 2016 dans la wilaya de Tizi-Ouzou. De simples opérations pourraient contribuer à combler les rigoles provoquées par l’érosion et les pluies diluviennes de l’hiver sur ces pistes. Il faut préciser que qu’une fois nettoyées, ces pistes feront aussi office de pare-feu. Les opérations d’entretien sur la plupart de ces pistes ont été cessées depuis au moins quatre ans. D’aucuns souhaiteraient que des actions de volontariat, en réquisitionnant les moyens humains et matériels des nombreux organismes étatiques et en faisant appel aux bénévoles, notamment les entrepreneurs auxquels sont confiés les projets relevant du secteur de l’Etat, soient entreprises pour nettoyer ces pistes et éviter les risques d’incendies de forêt.
Oulaid Soualah
